Rentrée scolaire 2020-2021 : Fin du suspense !

Rentrée scolaire 2020-2021 : Fin du suspense !

Enseignement à distance ou présentiel ?

Les enseignants et les parents d’élèves devront se préparer à une rentrée 2020-2021 à distance. Après plusieurs semaines de suspense et de tergiversations, le ministère de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a finalement tranché. Cette rentrée pas comme les autres démarre le 7 septembre et se déclinera par un modèle pédagogique basé principalement sur l’enseignement à distance. Les détails.

Enseignement à distance… mais
Cette décision a été dévoilée tard dans la nuit du samedi 22 août mettant fin aux interrogations qui taraudaient ces dernières semaines les élèves et leurs parents. Dans ce modèle pédagogique, tous les cycles et niveaux confondus, dans l’ensemble des établissements publics et privés ainsi que dans les écoles des missions étrangères, sont concernés. Cette alternative n’écarte toutefois pas définitivement le présentiel. Celui-ci sera mis en place sous certaines conditions laissant en quelque sorte le choix aux parents d’élèves. En plus clair, le ministère de l’éducation s’est engagé pour cette rentrée scolaire à assurer le présentiel pour les apprenants dont les parents optent pour ce modèle. Ainsi, elle a prévu de mettre sur pied un mécanisme permettant aux familles de faire un tel choix.

Décision prise par la force des choses

Dans un précédent communiqué, la tutelle avait prévenu que le déroulement de l’année 2020-2021 se ferait en fonction de l’évolution épidémiologique, chose qu’elle a encore réitérée dans cette nouvelle décision. Elle explique dans ce sens que cette mesure émane du fait de «la situation épidémiologique inquiétante que vit actuellement le pays, marquée par une augmentation sensible des cas de contamination, du nombre de cas critiques et de décès». Reste à savoir comment le ministère compte mettre en application cette alternative, sous quelles modalités et avec quels moyens ? Dans cette perspective, il tient à rassurer l’ensemble des intervenants en expliquant qu’il veillera à réunir les conditions appropriées en prévision de la rentrée, en instaurant un protocole sanitaire strict prenant en compte les mesures préventives prises par les autorités sanitaires afin de préserver la santé et la sécurité des élèves, des cadres pédagogiques et administratifs.

Le retour en classe sera «masqué»

Sur le plan pratique, un certain nombre de mesures barrières seront mises en œuvre pour le présentiel. Celles-ci se résument dans le port obligatoire des masques à partir de la cinquième année du primaire, le lavage régulier des mains, le respect de la distanciation physique par la réduction du nombre d’élèves en classe, la désinfection des différentes structures et dépendances scolaires. Pour mieux endiguer la pandémie de Covid-19, un plan intégré 2020 a été élaboré prenant en compte l’évolution de la situation épidémiologique. Ainsi, le modèle pédagogique pourrait «à tout moment de la prochaine année scolaire faire l’objet d’adaptation au niveau local, provincial ou régional à la lumière de l’évolution de cette situation, et ce en coordination avec les autorités locales et sanitaires», relève le département de l’éducation nationale affirmant que dans les prochains jours il fera part à la famille de l’éducation, les élèves et leurs parents ainsi que l’ensemble des citoyens des diverses actions liées à la gestion de l’année scolaire 2020-2021 dans le contexte exceptionnel marqué par la pandémie.
1ère année du Bac : L’Examen régional reporté

Parallèlement à ce dispositif de mesures préventives et à l’adoption de l’enseignement à distance, il a été décidé de reporter l’examen régional unifié de la première année du baccalauréat. Cet examen prévu initialement les 4 et 5 septembre 2020 sera programmé pour une date ultérieure, indique le département de l’éducation nationale. Pour réussir ces diverses initiatives et soutenir ces actions, la tutelle compte sur l’ensemble des cadres pédagogiques et administratifs, les familles, les partenaires sociaux et tous les acteurs de la société qu’elle a appelé à s’impliquer efficacement en vue de faire aboutir et mettre en œuvre les mesures qui seront adoptées et permettre aux apprenants de recevoir l’enseignement nécessaire pour leur parcours éducatif.

Plus de 8 millions d’élèves attendus en septembre

Avant quelques semaines seulement de la rentrée 2020-2021, le ministère a décidé donc d’opter pour l’enseignement à distance laissant par ailleurs le choix aux parents d’élèves de mettre leurs enfants sous le présentiel s’ils le souhaitaient. Cette mesure intervient dans le cadre du contexte exceptionnel de la crise sanitaire que traverse le Maroc actuellement et dans l’objectif de limiter la propagation de la Covid-19. En effet, dernièrement la courbe du taux des contaminations a atteint des niveaux records remettant en question la possibilité de faire revenir tous les élèves sur les bancs de l’école. Si l’on revient aux chiffres, on parle d’un nombre de bénéficiaires dans le secteur de l’éducation nationale avoisinant plus de 8 millions et 46 mille élèves (environ 39% d’entre eux sont en zone rurale), dont plus de 900.000 enfants dans l’enseignement primaire (environ 34% d’entre eux sont au milieu rural).

Evaluation des acquis des élèves d’abord !

Un peu plus tôt au début du mois d’août, le calendrier scolaire 2020-2021 avait été dévoilé précisant que la période du 7 septembre au 3 octobre sera axée sur l’évaluation des acquis reçus durant la période de confinement avant de commencer par la suite de dispenser les cours. La date du 5 octobre 2020 sera celle du démarrage des cours de l’année 2020-2021. Des cours de soutien seront programmés pour renforcer les connaissances des apprenants qui en ont le plus besoin. Par ailleurs, des rencontres entre le corps enseignant et les parents d’élèves seront effectuées au moins deux fois par an (1ère semaine d’octobre et après la moitié de l’année scolaire). Notons que l’expérience de l’enseignement à distance a été concluante selon le ministre de l’éducation nationale, Said Amzazi avait expliqué il y a quelques semaines que ce mode d’enseignement a contribué à l’amélioration et à la reconstruction de l’image collective de l’école et de l’enseignant, outre la création de canaux de communication directe entre la société, l’école et les enseignants.

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