Rentrée scolaire Attention à la confusion !

Rentrée scolaire Attention à la confusion !

Elle aura bien lieu ce lundi 7 septembre, même si certaines décisions locales ont semé le doute…

A la veille de la rentrée, les décisions tombent ici et là, dans certaines villes ou communes, véhiculant des messages qui peuvent paraître à première vue contradictoires avec les propos du ministre.

La situation de confusion à laquelle sont confrontés les parents d’élèves dans certaines villes ou régions appelle quelques actions de recadrage nécessaires. En effet, tout le monde se rappelle les fortes sorties du ministre de l’éducation nationale, il y a quelques jours, quand il a martelé à travers les médias (lire d’ailleurs l’interview accordée à Aujourd’hui Le Maroc le 3 septembre) et au Parlement que la rentrée scolaire aura lieu sans aucun report possible et que le retour dans les classes se fera selon un mode présentiel si les parents le souhaitent et, à défaut, en mode distanciel. Mais voilà qu’à la veille de la rentrée, les décisions tombent ici et là, dans certaines villes ou communes, véhiculant des messages qui peuvent paraître à première vue contradictoires avec les propos du ministre.

En effet, ces dernières 72 heures, on a vu le directeur d’un établissement scolaire public afficher à l’entrée de l’école un message où il annonce que la rentrée n’aura pas lieu jusqu’à nouvel ordre. Dans certaines communes ou préfectures, les autorités locales ont adressé à la population, parfois à l’aide de haut-parleurs ambulants, des messages dans le même sens où elles appellent textuellement les familles à ne pas envoyer leurs enfants dans les écoles et ce jusqu’à nouvel ordre.
Contrairement aux apparences, ces deux types de messages ne sont pas du tout contradictoires. Le ministère a décidé certes de lancer la rentrée scolaire avec un protocole alliant présentiel et distanciel. Mais en même temps, il a également laissé une marge de manœuvre aux acteurs et responsables locaux, notamment les directeurs d’établissements en fonction de la situation épidémiologique locale.

Car il est évident que techniquement et mathématiquement le même schéma n’est pas applicable de la même manière partout au Maroc pour la simple raison que la situation sanitaire est différente. Dans le même ordre d’idées, la dernière mouture du décret sur l’état d’urgence sanitaire publiée au BO donne explicitement toute latitude aux représentants de l’autorité locale, walis et gouverneurs, entre autres, de décider des mesures à prendre au regard de la situation sanitaire sur le territoire. Et cela s’applique également à la rentrée scolaire.
In fine, il n’y a pas de contradiction, mais seulement un décalage au niveau des messages et de la communication envers le grand public. C’est de là que vient la confusion générale…

Des super pouvoirs pour les walis et gouverneurs

Comme l’avait mentionné le ministre de l’éducation nationale dans un entretien accordé récemment à Aujourd’hui Le Maroc, «les walis et gouverneurs peuvent, sur la base d’un décret-loi relatif à l’état d’urgence sanitaire, prendre toutes les mesures qui leur semblent appropriées afin de limiter la propagation du virus au niveau de leur territoire». Les directeurs des établissements scolaires peuvent fermer leurs écoles en concertation avec les autorités locales et sanitaires.

Depuis l’instauration de l’état d’urgence sanitaire, les walis et gouverneurs ont été dotés de très larges attributions. En vertu de la loi sur l’état d’urgence sanitaire, ils ont ainsi le pouvoir de prendre toutes les décisions pour alléger, ou au contraire, durcir les restrictions au niveau de leurs régions. Ainsi, ils ont le droit de prendre toutes les mesures procédurales nécessaires pour préserver l’ordre public sanitaire, qu’elles soient de nature prédictive, préventive ou protectrice, visant à imposer un ordre de confinement sanitaire facultatif ou obligatoire ou des restrictions temporaires incitant les gens à rester chez eux ; limiter leurs déplacements, interdire leurs rassemblements, fermer les locaux ouverts au public ou décider de toute autre mesure relevant de la compétence de la police administrative.

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