Retard dans l’égalité genre: Hakkaoui accuse les stéréotypes culturels et… la presse

Retard dans l’égalité genre: Hakkaoui accuse les stéréotypes culturels et…  la presse

Le Maroc et ONU Femmes ont donné mercredi une nouvelle impulsion à leur partenariat visant à asseoir l’égalité des sexes dans le Royaume. La convention qui marque ce nouvel engagement a été signée à Rabat par la ministre de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social et par la représentante de l’entité onusienne dans la capitale en présence du coordonnateur résident des agences de l’ONU dans la capitale.

Le document qui porte effet jusqu’en 2016 prévoit un programme décliné en tranches annuelles visant à l’institutionnalisation et à la propagation des principes d’égalité et de parité entre hommes et femmes dans les politiques publiques au moyen du renforcement des capacités du ministère en matière de coordination interministérielle.

La convention qui a aussi pour objectif de faciliter l’accès ainsi que l’échange de l’information relative à l’égalité genre et à y sensibiliser, invite en outre à doter le ministère des moyens d’observation, d’évaluation des étapes parcourues dans la réalisation du plan gouvernemental pour l’égalité et à informer de l’exécution de la stratégie du pôle 4+4 et de celle des Nations Unies en faveur de la femme au Maroc.

En vertu de cette convention, les deux parties promettent de mettre en commun leurs potentialités afin de renforcer l’action d’organismes de l’Etat opérant dans le domaine social tels que l’Agence du développement social, l’Entraide nationale et l’Institut national pour l’action sociale.

La cérémonie de signature de la nouvelle convention, qui s’est déroulée au siège du ministère, a été marquée par un échange d’allocutions au cours duquel la ministre de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social a apporté des éclaircissements sur le rythme d’évolution et le contenu de l’action égalitaire du gouvernement.

A cette occasion, Bassima Hakkaoui n’a pas manqué de répondre indirectement aux récentes remarques de l’UE sur la lenteur de cette action. Elle a estimé que la plus grande part de la responsabilité dans le retard observé dans le plan gouvernemental visant l’égalité entre les hommes et les femmes revient à la permanence des stéréotypes culturels négatifs et à la presse qui véhicule une image minorante de la femme.

De grandes et nombreuses réalisations ont été enregistrées sur la voie de l’application de l’article 19 de la Constitution, néanmoins il reste encore beaucoup à faire tant l’image de la femme véhiculée dans la société est négative, a-t-elle laissé entendre.

Elle a par ailleurs jugé que l’action de son département a permis d’importantes réalisations dans le domaine social, et plus particulièrement sur le plan de l’égalité entre les sexes. Elle a néanmoins considéré que cette action a besoin d’un référentiel qui mette fin à l’improvisation, aux ruptures d’élans et, au final, à l’inanité des efforts consentis.

Hakkaoui qui a encore déclaré que l’action de son département s’inscrit dans une démarché participative ouverte à tous, a précisé que l’un des principaux apports de la nouvelle convention est de doter le ministère de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social des moyens techniques et informationnels qui lui permettront d’agir plus efficacement dans le domaine social commun à tous les ministères, ce qui confortera d’autant l’efficacité des politiques publiques globales. Elle a également déclaré que l’un des éléments-clés du document est de prévoir des instruments de contrôle et d’évaluation de l’action engagée.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *