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Sabah Zemmama Tyal : «La fréquentation de l’école est souhaitable»

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ALM : Comment s’effectue la prise en charge des enfants trisomiques ?
Sabah Zemmama Tyal : Dès le bas âge, un travail important doit être entrepris par la famille. L’enfant trisomique doit être accepté, reconnu tel qu’il est par ses parents. C’est  la phase de l’acceptation. Une relation étroite est établie entre les professionnels (psychologue , éducateur, médecin…) et les parents.L’objectif étant d’expliquer aux parents de l’enfant le diagnostic et ses conséquences, de leur donner des conseils qui permettront  par la suite de faire progresser l’enfant. Il s’agit également de leur apprendre à communiquer avec leur enfant. La prise en charge précoce est indispensable dans la mesure où elle influe directement sur le développement intellectuel des enfants trisomiques. Jusqu’à l’âge de 3 ans, celle-ci  porte sur la rééducation orthophonique et psychomotrice. La deuxième phase est l’intégration scolaire.

Pensez-vous que les enfants doivent intégrer un milieu scolaire normal pour pouvoir réellement progresser ?
L’idéal serait que l’enfant dès l’âge de 3 ans soit intégré dans un milieu scolaire normal où il recevra une éducation spécialisée. La fréquentation de l’école est souhaitable, à condition qu’un soutien à l’intégration soit possible. Sans un appui spécialisé, l’handicap sera plus important.  Une panoplie d’activités leur est proposée : des activités de type scolaire, apprentissage manuel, sport, loisirs. Au sein de l’association, dès l’âge de 14 ans, les enfants bénéficient d’une initiation professionnelle. Ils apprennent à travailler sur différents  matériaux (tissus, bois…).

Qu’en est-il des classes intégrées dans les écoles publiques ?
Quant aux classes intégrées au sein des écoles publiques, elles permettent à l’enfant à se socialiser. Cela dit, c’est un système qui ne donne pas de résultat satisfaisant dans la mesure où l’enfant trisomique a dû mal à suivre. Il est important de noter que ces classes ne disposent pas d’éducateurs spécialisés et aucun diagnostic n’est établi. Et par conséquent, l’enfant ne bénéficie pas d’une prise  spécialisée et adaptée à ses conditions. Au manque de ressources humaines spécialisées, s’ajoute un manque crucial d’infrastructure pouvant prendre en charge ces enfants.

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