Salma Slimani : 2021, l’année de la reprise et une bonne affluence des visiteurs très attendue

Salma Slimani : 2021, l’année de la reprise et une bonne affluence des visiteurs très attendue

Entretien avec Salma Slimani, directrice générale déléguée du Jardin zoologique de Rabat

En période de crise sanitaire, la vie ne s’arrête pas au sein du Jardin zoologique de Rabat. Soins, entretien, alimentation … les pensionnaires du zoo bénéficient d’une attention très particulière. La baisse drastique de fréquentation n’a pas empêché ce parc de fonctionner à son rythme normal tout en adoptant les gestes barrières et les mesures sanitaires contre la Covid-19. Malgré les contraintes sanitaires et l’absence des événements rassembleurs d’un grand nombre de personnes au sein du zoo, le parc poursuit ses activités et mise sur le retour des visiteurs avec l’approche de l’été et les vacances scolaires. Les familles et les autres amoureux de la nature pourront découvrir les diverses espèces sauvages et participer à leur protection grâce au programme de parrainage. Comment les animaux du Jardin zoologique de Rabat vivent la période de crise sanitaire? Quelles sont les mesures prises durant cette période ? Et quels sont les projets du zoo en 2021? Salma Slimani nous dévoile tout.

ALM: Pourriez-vous nous donner un bilan sur l’activité du Jardin zoologique de Rabat durant cette période de pandémie?

Salma Slimani: A l’instar de l’ensemble des opérateurs du secteur des loisirs, le Jardin zoologique national de Rabat a subi avec acuité les effets de la crise sanitaire et du ralentissement de ses activités. L’impact sur le chiffre d’affaires est évalué à 60% de baisse par rapport à 2019, et plusieurs projets ont été annulés pour faire face à la crise.
Cela étant, et en dépit de débuts timides, 2021 annonce une reprise des activités, stimulée par une bonne affluence de visiteurs en quête de loisirs dans un espace ouvert respectant les mesures sanitaires en vigueur.

Comment se portent les pensionnaires du zoo, notamment les espèces les plus à risque, un an après l’irruption de la Covid-19? Et qu’est-ce qui a changé pour eux depuis le début de cette crise sanitaire ?

La vie à l’intérieur du zoo nécessite un engagement permanent de la part des équipes techniques et vétérinaires, abstraction faite des conjonctures et des crises. Le but étant de garder le mode de vie normal des animaux, avec le même niveau de soins qu’en temps normal, notamment en matière de santé animale et d’hygiène alimentaire.
Ces efforts ont été couronnés par la naissance de plusieurs animaux en 2020 et en 2021, même chez les espèces dont la reproduction est rare dans les zoos, tels que les vautours fauves, les adax, les gazelles dama Mhorr, etc.

Comment s’organise le Jardin Zoologique de Rabat pour protéger ses employés, ses visiteurs ainsi que les pensionnaires du zoo contre le virus ?

La sécurité sanitaire du personnel et celle des visiteurs du zoo demeurent la priorité du Jardin zoologique de Rabat. Dans cette optique, une attention particulière est accordée aux mesures sanitaires dictées par les autorités locales pour maintenir une bonne vigilance tout au long du circuit des visites et des procédures de travail. A cet effet, gestes barrières, tests, équipement et fourniture de protection, ont été autant d’actions mises en œuvre pour réduire le risque de contamination et protéger aussi bien le personnel que les visiteurs.Les ajustements à la situation actuelle sont apportés au fur et à mesure de l’évolution de la situation épidémiologique de manière à contribuer efficacement à l’effort national de lutte contre la propagation du Covid19.

Quels sont les projets du Jardin zoologique de Rabat durant l’année 2021?

Compte tenu de l’impact de la crise, nous œuvrons pour la mise en place d’actions visant à redresser la situation, avec la reprise des activités suspendues durant la crise sanitaire, et ce dans le respect de l’ensemble des mesures de sécurité. Par ailleurs, la coopération, qui reste un axe fondamental, a permis au zoo de Rabat de diversifier sa collection et de se doter de nouvelles espèces telles que les les Ibis Falcinelle, des Roussettes d’Egypte, des Roussards de Guinée et des Dondes rossines. En parallèle, le zoo table sur la communication digitale, un canal stratégique innovant pour la production de contenu de même à transmettre les messages sur nos valeurs et à redonner confiance à notre communauté en ligne dont le nombre avoisine les 150.000 internautes. D’autres projets sont en cours de préparation et leur réalisation reste tributaire des moyens qui seront mis à la disposition du Jardin zoologique pendant et après cette crise.

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