Le cancer constitue la quatrième cause de mortalité de la population adulte dans les pays de la Méditerranée orientale et de l’Afrique du Nord, juste après les maladies cardiovasculaires, infectieuses, parasitaires et les traumatismes, a indiqué le directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la Méditerranée orientale, Hussein Gezairy.
«Non seulement le cancer tue plus de 270.000 personnes chaque année dans cette région, mais on prévoit qu’il prenne, au fil des ans, de l’ampleur en tant que grave problème de santé publique», a-t-il précisé, mardi à Marrakech, lors de l’ouverture des travaux d’une réunion de consultation technique pour la stratégie régionale de lutte contre le cancer dans la région de la Méditerranée orientale, organisée en partenariat avec l’Association Lalla Salma de lutte contre la cancer.
M. Gezairy a souligné que «40% des cas de cancer peuvent être évités en réduisant la consommation d’alcool, en éliminant les carcinogènes sur les lieux de travail ainsi qu’en vaccinant contre le virus de l’hépatite B et le papillomavirus humain», notant qu’une importante proportion de cas peuvent être traités s’il sont dépistés à un stade précoce.
Il a évoqué, par ailleurs, la stratégie régionale de lutte contre le cancer en cours d’élaboration par le Bureau régionale de l’OMS et qui vise à jeter les bases d’une approche coordonnée devant permettre d’exploiter les ressources et les atouts régionaux pour surmonter les faiblesses actuelles de la lutte contre le cancer dans le cadre d’un processus privilégiant une collaboration régionale forte et continue.
«Une stratégie régionale de cette nature ne peut remplacer les plans nationaux de lutte contre le cancer, dont l’élaboration sera toujours du ressort des autorités nationales responsables de ce domaine», a, toutefois, insisté M. Gezairy.
Il a mis l’accent, en outre, sur «l’insuffisance des ressources pouvant permettre une action de lutte efficace contre le cancer dans la plupart des Etats membres», relevant que ces ressources «sont non seulement insuffisantes, mais sont consacrées presque exclusivement au traitement».










