Sécurité alimentaire des personnes vivant avec le VIH : Le ministère de la santé prépare une enquête

Sécurité alimentaire des personnes vivant avec le VIH : Le ministère de la santé prépare une enquête

Le ministère de la santé va réaliser une enquête sur la sécurité alimentaire des personnes vivant avec le VIH au Maroc.

Celle-ci sera menée par la Direction de l’épidémiologie et de lutte contre les maladies (DELM)) avec l’appui du Fonds mondial, de l’ONUSIDA et du Programme alimentaire mondial (PAM, Bureaux régional et Maroc/Tunisie). Cette enquête permettra d’estimer la proportion des personnes vivant avec le VIH en situation de malnutrition ou d’insécurité alimentaire et fournira des informations sur la relation entre la nutrition et le VIH. A travers cette étude, il s’agira aussi d’évaluer les déterminants de l’insécurité alimentaire de la population affectée par le VIH (statut socio-économique…) et d’établir des recommandations pour améliorer l’éducation nutritionnelle de ces personnes et leur accès aux systèmes nationaux de protection sociale. Un bon état nutritionnel est important lorsque l’on vit avec le VIH. Mais de nombreuses personnes atteintes vivent dans la précarité, voire la pauvreté, et ont du mal à se procurer l’alimentation dont elles auraient besoin. Il faut savoir que les personnes vivant avec le VIH ont des besoins énergétiques plus élevés que les besoins normaux d’un adulte en bonne santé (10 à 30 % plus élevés que les besoins normaux d’un adulte en bonne santé, et 50 à 100% plus chez les enfants vivant avec le VIH).

Une alimentation adéquate est essentielle pour préserver le système immunitaire, gérer les infections, améliorer la réponse au traitement, maintenir des niveaux sains d’activité physique et la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH. Selon le ministère de la santé, du fait de la baisse de réplication virale, la mise sous traitement ARV peut inverser largement, mais non corriger, la perte de masse corporelle (incluant la masse musculaire) induite par l’infection au VIH. Toutefois, la perte de poids reste encore un problème pour les patients sous ARV et est un facteur pronostique de faible réponse à la thérapie et de mortalité, dans les pays aux ressources limitées.

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