Ce guide servira d’outil de référence aux professionnels de santé des unités dentaires.
Risques : Le cabinet dentaire représente un lieu propice de transmission des maladies. Un guide national destiné à améliorer les connaissances des dentistes sur les protocoles intégrés d’asepsie, de la sécurité des soins bucco-dentaires et des risques liés aux accidents d’exposition au sang verra bientôt le jour.
Le ministère de la santé et de la protection sociale va élaborer un guide national sur les protocoles intégrés d’asepsie, de la sécurité des soins bucco-dentaires et de la gestion des risques liés aux accidents d’exposition au sang. Ce guide servira d’outil de référence aux professionnels de santé des unités dentaires en matière d’uniformisation des pratiques (asepsie, stérilisation, gestion des risques / Accidents d’exposition au sang(AES), d’optimisation des normes architecturales de l’unité dentaire, connaissance des différents circuits du patient et équipe de soins) d’élimination des contaminations et des infections croisées.
Il permettra d’améliorer les connaissances des professionnels de santé des unités dentaires sur les protocoles intégrés d’asepsie, de la sécurité des soins bucco-dentaires, de la gestion des risques / AES ainsi que le circuit du patient dans un écosystème dentaire fluide. Dans ce cadre, le consultant devra réaliser un état des lieux des pratiques dentaires; identifier les risques prioritaires; établir les protocoles pratiques et opérationnels intégrés d’asepsie, de la sécurité des soins bucco- dentaires, de la gestion des risques AES. Il devra également clarifier les normes architecturales types d’une unité dentaire.
Signalons que le cabinet dentaire est un environnement à haut risque infectieux en raison de la manipulation et à l’exposition constante au sang, à la salive et aux aérosols chargés de débris et de liquides biologiques, souvent générés par les instruments rotatifs et par les différents gestes de soins bucco-dentaires. Le cabinet dentaire représente un lieu propice de transmission des maladies. Laquelle inoculation peut être directe (lésion) ou indirecte (surfaces et instruments non encore ou insuffisamment stérilisé).
De ce fait, la maîtrise des protocoles d’asepsie et la gestion rigoureuse des risques et des accidents d’exposition au sang sont des obligations légales et déontologiques pour une protection croisée du patient et de l’équipe soignante des principales menaces de l’écosystème dentaire incluant le VIH, les hépatites virales (HV) B et C et les infections respiratoires. Selon l’enquête nationale de séroprévalence des hépatites virales (ENSP HV) menée par le ministère de la santé en 2019, le Maroc est situé parmi les pays à moyenne endémicité pour les HVB et HVC avec des prévalences respectives de 0,7 % et de 0,5 % et qui atteignent 1% chez les adultes âgés de plus de 40 ans. La même enquête met, également, en évidence un lien, comme facteur de risque, entre les antécédents de soins dentaires médicalisés et/ou non médicalisés et une prévalence élevée des hépatites virales.










