Sécurité routière : Thérapie de choc et effets indésirables

Sécurité routière : Thérapie de choc  et effets indésirables

Le Maroc multiplie les actions et mesures pour installer une vraie prise de conscience

En 2020, 140 radars mobiles et 140 radars fixes ont été mis à la disposition des agents de contrôle routier de la Sûreté nationale et de la Gendarmerie royale. Il s’agit notamment de radars mobiles de nouvelle génération qui permettent de contrôler la vitesse, les dépassements ainsi que le respect du feu rouge.

Depuis plusieurs décennies, la sécurité routière s’impose comme une priorité au Maroc. Et pour cause. Le bilan des victimes chaque année des accidents de la route a été considérable dépassant les 4.000 morts. L’impact économique n’est pas non plus négligeable, se chiffrant à des milliards de dirhams. Face à cette situation, le pays a pris plusieurs initiatives et ce dès les années 80 du siècle dernier. Sur le plan institutionnel, il y a eu tout d’abord le Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC), transformé depuis en une agence nationale, la NARSA. Cette dernière pilote aujourd’hui la stratégie nationale devenue plus globale et surtout transversale. Car au fil des années, toutes les parties prenantes se sont rendu compte que la lutte contre les accidents de la route ne se limite pas à la sensibilisation et les campagnes grand public.

Nouveau code

Le premier chantier a été donc celui des lois. L’adoption d’un nouveau code de la route a été un moment important. Entrée en vigueur il y a plus d’une décennie, cette loi a été pensée dans le cadre d’un benchmark international, les responsables voulant doter le pays d’un cadre juridique aux standards internationaux. Si cette loi a été amendée une seule fois depuis, plusieurs dispositions introduites restent toujours d’actualité. C’est le cas pour les amendes, le permis à points qui a constitué à l’époque l’une des nouveautés phares ainsi que la formation et la réglementation des métiers de la route.

Radars

Les radars de contrôle de vitesse sont à coup sûr l’un des moyens sur lesquels reposent les espoirs des responsables pour mieux lutter contre les infractions du code de la route. En 2020, 140 radars mobiles et 140 radars fixes ont été mis à la disposition des agents de contrôle routier de la Sûreté nationale et de la Gendarmerie royale. Il s’agit notamment de radars mobiles de nouvelle génération qui permettent de contrôler la vitesse, les dépassements ainsi que le respect du feu rouge. S’agissant des radars fixes, qui sont au total de 552 unités sur 3 ans, le ministre de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau, Abdelkader Amara, avait annoncé lors d’une cérémonie organisée en marge de la tenue de la 2ème session du conseil d’administration de l’Agence nationale de sécurité routière (NARSA) que 148 radars seront installés pour surveiller la vitesse et le respect du feu rouge à l’intérieur et l’extérieur des milieux urbains. Pour rappel, le ministère de tutelle avait procédé en 2018 à l’acquisition de 280 radars mobiles nouvelle génération qui ont été répartis entre la Gendarmerie royale et la Direction générale de la sûreté nationale. La tutelle a aussi procédé cette année au lancement d’un nouvel appel d’offres relatif à l’acquisition d’un deuxième lot de ces radars mobiles composé de 280 appareils. Ils se caractérisent par la détection de la vitesse des véhicules qui peut atteindre 320 km/h, la détection de la vitesse des véhicules sur une distance atteignant 1.200 m et la possibilité d’exploitation dans les deux sens. Cependant, il est certain que seule une implication effective de tous les citoyens et une vraie prise de conscience pourront réduire les dégâts sur les routes. En attendant, une stratégie nationale est en cours avec des effets qui commencent à se faire sentir.

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