Sécurité routière : Un plan d’action 2022-2026 en préparation

Sécurité routière : Un plan d’action 2022-2026 en préparation

A mi-chemin de l’application de sa stratégie nationale

A mi-chemin de sa mise en œuvre, l’heure du premier bilan a sonné pour le plan d’action de la sécurité routière. En effet, le ministère de l’équipement, du transport et de la logistique procède actuellement à l’évaluation de cette stratégie pour la période 2017-2021. Il s’agit de mesurer l’impact des actions effectuées durant ces cinq années et redresser la situation dans le but d’atteindre les objectifs fixés pour la suite. L’occasion étant également d’élaborer le plan d’action de la sécurité routière 2022-2026.

Enjeux

Il faut dire que dans le cadre de la continuité des efforts entrepris pour lutter contre les accidents de la circulation, en particulier l’évolution de la motorisation au cours des dernières années et après la mise en place de la première stratégie nationale de la sécurité routière en 2003, qui a induit à inverser la tendance à la hausse du nombre de tués et de blessés graves victimes des accidents de la route, le Maroc avait déployé la stratégie 2017-2026 en s’alignant aux objectifs et orientations de la décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020 proclamée par les Nations Unies. Cette initiative vise à inculquer un comportement routier citoyen et un système routier plus sûr. Elle ambitionne sur le long terme de réduire la sinistralité routière de 50% à l’horizon 2026. Ainsi, des plans quinquennaux de sécurité routière ont été déclinés définissant les programmes des activités nécessaires pour sa mise en œuvre. Le premier plan étalé sur la période 2017-2021 fixe les objectifs de réduction annuels de -3% en 2017, -4% pour l’année 2018, -6% en 2019 et -7% en 2020. Pour 2021, l’objectif est de réaliser une baisse de 5%. Pour y parvenir, l’approche adoptée est de cibler les enjeux stratégiques pour lesquels le potentiel de réduction du nombre de victimes ou la gravité des séquelles d’accidents est plus important, explique le ministère. Cela concerne les piétons (28% de l’ensemble des tués), les deux et trois roues motorisées (24% de l’ensemble des tués), les accidents impliquant un seul véhicule (16% de l’ensemble des tués), les enfants de moins de 14 ans (10% de l’ensemble des tués) et les transports professionnels (8,7% de l’ensemble des tués).

2020, une année exceptionnelle

En termes d’évolution des accidents de la circulation, l’année 2020 a été une année inédite en raison des mesures restrictives de déplacement qui ont contribué à une baisse significative du nombre des victimes sur la route (soit environ -18% des tués en 2020 par rapport à 2019 passant bien en dessous de la barre des 3.000 morts). Par ailleurs, la tendance baissière des morts dus aux accidents de la route a continué d’une manière constante lors des quatre dernières années, de même pour les indicateurs de la sécurité routière (dont les indicateurs des décès, la gravité et le nombre de morts pour chaque 100.000 habitants), selon le comité interministériel chargé de la sécurité routière dont la réunion s’est tenue au mois de février dernier ajoutant que le Maroc a réussi à sauver environ 1.000 vies durant les quatre dernières années et jusqu’à la fin de 2020, et ce dans le cadre de la réalisation de l’objectif de la stratégie nationale relatif à la diminution des morts victimes des accidents de la route de 50% à l’horizon 2026.

Un Datacenter pour Narsa

Pour renforcer son dispositif de données, Narsa (Agence nationale de la sécurité routière) se dotera d’un nouveau datacenter. L’objectif étant de répondre à ses besoins actuels et futurs afin de supporter son système informatique et répondre aux exigences métier.

L’institution planche actuellement sur l’aménagement de ce nouveau Datacenter de manière à ce qu’il réponde «aux besoins de l’activité de la Narsa en termes de disponibilité et de sécurité, tout en réduisant les risques opérationnels SI et en se conformant aux normes et règles de l’art, spécifiques aux Datacenters de haut niveau», indique l’entité.

Ce nouveau Datacenter doit disposer des capacités d’hébergement du SI répondant aux besoins actuels et futurs de Narsa, et assurer un niveau de disponibilité, de sécurité et de continuité de services alignés avec les exigences et aligner les différentes composantes du Datacenter avec les standards et les normes en vigueur.

 

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