Selon les derniers chiffres du HCR à fin août 2021 : Le Maroc compte 15.755 réfugiés et demandeurs d’asile

Selon les derniers chiffres du HCR à fin août 2021 : Le Maroc compte 15.755 réfugiés et demandeurs d’asile

La ville de Rabat compte le plus grand nombre de réfugiés avec un chiffre s’établissant à 1.328 à fin août 2021. Casablanca arrive en seconde position avec 923 réfugiés, suivie d’Oujda (775), Nador (660), Marrakech (488), Fès ( 461), Kénitra ( 422) et Meknès 421.

Le Maroc compte 15.755 réfugiés et demandeurs d’asile à fin août 2021, selon le Haut-commissariat des Réfugiés au Maroc (HCR). En 2020, ils étaient 13.533 contre 9.756 en 2019. Selon les dernières statistiques du HCR, le nombre des réfugiés s’est chiffré à 8.853 au 31 août. Les réfugiés syriens sont toujours en tête avec 4.914 personnes. Concernant les autres nationalités, le Yemen arrive en seconde position avec 1.076 réfugiés. Viennent ensuite la République Centrafricaine (868), la Côte d’Ivoire (379), le Soudan du Sud (366), la Palestine (248), la République démocratique du Congo (191), le Cameroun (166), la Guinée (134), l’Irak (128 ), le Sénégal (97), Mali ( 51), Nigeria ( 25), Soudan (22), Gambie ( 2). La proportion des hommes est plus importante que les femmes. En effet, le HCR fait état de 5.489 hommes réfugiés (62%) contre 3.364 pour les femmes (38%). Si l’on tient compte de la répartition par âge, on constate que la majorité des réfugiés est âgée de 18 à 59 ans. Ils représentent 66% de la population globale des réfugiés, soit 5.839. Notons que 24,3% de la population globale des réfugiés est constituée d’enfants âgés de 0 à 12 ans, soit un total de 2.146.

S’agissant du niveau d’instruction des réfugiés, le HCR au Maroc signale que 21% des réfugiés n’ont aucun niveau scolaire, 32% ont le niveau du primaire et 24% ont le niveau du secondaire. Ils sont 20% à avoir un niveau d’étude élevé (universitaire). Concernant leur ancienne occupation dans leur pays d’origine, 25,4% des réfugiés travaillaient dans le secteur tertiaire (services, profession libérale) dans leur pays d’origine. 28,3% étaient sans emploi, 9,9% sont des étudiants alors que 7,2% travaillaient dans le secteur primaire essentiellement dans l’agriculture et 1,7% étaient employés dans le secteur secondaire (industrie). Toujours selon le HCR, la ville de Rabat compte le plus grand nombre de réfugiés avec un chiffre s’établissant à 1.328 à fin août 2021. Casablanca arrive en seconde position avec 923 réfugiés, suivie d’Oujda (775), Nador (660), Marrakech (488), Fès ( 461), Kénitra ( 422) et Meknès 421. Ces 8 villes accueillent 61,9% des réfugiés au Maroc. Le reste des réfugiés (3.375) est éparpillé dans différentes villes du Royaume. Il faut aussi signaler que 21,6% des réfugiés enregistrés auprès du HCR au Maroc ont des besoins spécifiques : 449 réfugiés avec une condition médicale sérieuse, 195 enfants dans des situations à risques, 67 personnes âgées à risque, 178 femmes dans des situations à risque.

Demandeurs d’asile : Les Guinéens en tête

Le nombre des demandeurs d’asile s’est établi à 6.902 au 31 août 2021.
Ces derniers proviennent majoritairement de la Guinée avec 2.000 demandeurs, suivis du Cameroun (1.000), Côte d’Ivoire (918), Sénégal (798), Mali (703), Nigeria (375), Soudan (281), République démocratique du Congo (163), Gambie (86), Irak (6).
Pour rappel, le nombre des demandeurs d’asile s’était chiffré à 5.167 au 30 novembre 2020 contre 3.100 à fin 2019. Ces derniers proviennent majoritairement de la Guinée (1.441), Cameroun (973), Côte d’Ivoire (678), et République démocratique du Congo (155).

Le nombre des personnes déracinées pourrait dépasser les 100 millions dans le monde

Le nombre de personnes déplacées de force dans le monde dépassera les 100 millions en l’absence d’une coopération internationale plus forte pour faire face aux multiples crises qui éclatent ou s’aggravent chaque jour dans le monde, a averti le haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés lors d’une réunion de haut niveau le lundi 4 octobre 2021 au Palais des Nations à Genève. «Chacun d’entre nous peut voir que nous allons dans la mauvaise direction», a déclaré Filippo Grandi lors de la réunion annuelle du Comité exécutif du HCR à Genève.

«Tous les indicateurs nous suggèrent de coopérer afin d’éviter que ce chiffre symbolique ne soit atteint. Et pourtant, nous semblons incapables – ou peu enclins – à sortir de la voie sur laquelle nous sommes actuellement engagés». Par ailleurs, des décennies d’inaction mondiale face à l’urgence climatique ont eu des conséquences dramatiques pour les réfugiés, dont 90% sont originaires des pays les plus vulnérables aux effets des changements climatiques. Il faut aussi noter que les conflits non maîtrisés et non résolus dans le monde entier ont entraîné un doublement, au cours de la dernière décennie, du nombre de personnes déracinées, qui a atteint le chiffre record de 82,4 millions à la fin de l’année 2020.

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