L’extension de ce centre traduit une ambition claire : aller au-delà de l’assistance pour construire une véritable plateforme d’inclusion sociale et économique.
Session de juillet : Vingt-quatre points ont été adoptés lors de la session de juillet du conseil régional Souss-Massa. Deux conventions retiennent l’attention : l’extension du Centre Mohammed VI des handicapés et une zone artisanale à Aït Melloul pour 180 millions de dirhams.
Inclusion sociale, artisanat, développement territorial : la région Souss-Massa continue de décliner ses priorités par des actes concrets. Lundi 6 juillet 2026, le conseil régional tenait sa session ordinaire de juillet avec vingt-quatre points à l’ordre du jour, tous adoptés. Parmi eux, deux conventions de partenariat retiennent particulièrement l’attention par leur portée : l’extension du Centre national Mohammed VI des handicapés à Agadir et la création d’une zone d’activités artisanales à Aït Melloul.
Le premier projet concerne l’extension et l’équipement de l’annexe régionale d’Agadir du Centre national Mohammed VI des handicapés. Porté conjointement par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité, la wilaya de la région et le conseil régional, il traduit une ambition claire : aller au-delà de l’assistance pour construire une véritable plateforme d’inclusion sociale et économique. Le projet prévoit des espaces modernes de formation professionnelle, une plateforme d’insertion socio-économique pour les jeunes travailleurs en situation de handicap, des espaces de production et de commercialisation ouverts au public, et un espace d’accompagnement entrepreneurial dédié aux porteurs de projets. S’y ajoute un terrain de sport couvert, entièrement équipé pour la pratique de disciplines adaptées. Ce volet sportif n’est pas anecdotique. Il répond à une conviction simple : le sport est un levier d’inclusion sociale et d’épanouissement personnel que l’on ne peut pas dissocier du reste.
Ce qui distingue ce projet des dispositifs classiques d’aide aux personnes handicapées, c’est son orientation résolument économique. Former, insérer, accompagner, produire, commercialiser : la logique est celle de l’autonomie, pas de l’assistanat. Dans une région où le tissu économique est dense et diversifié, cette approche a du sens. Elle donne aux bénéficiaires les moyens de participer activement au développement du territoire, pas seulement d’en être les destinataires passifs. Le deuxième projet est d’une autre nature, mais d’une même ambition territoriale. La région Souss-Massa va financer à hauteur de 30% un projet de zone d’activités artisanales à Azrou, dans la commune d’Aït Melloul, pour un investissement global de 180 millions de dirhams. Sur environ 22.000 m², cette infrastructure comprendra des espaces d’exposition, des locaux commerciaux, des ateliers professionnels, des espaces mutualisés et des équipements socio-communautaires.
L’artisanat dans la région Souss-Massa est une réalité économique souvent sous-estimée. Derrière les chiffres de l’agriculture et du tourisme, il y a des milliers d’artisans qui travaillent dans des conditions souvent précaires, sans accès à des infrastructures adaptées, sans visibilité commerciale suffisante, sans capacité à se structurer en filières compétitives. Ce projet répond à ces lacunes de manière concrète. Mieux organiser les activités, améliorer les conditions de travail, renforcer les compétences, accroître la compétitivité : les objectifs sont précis et mesurables.
L’inscription de ce projet dans le cadre du Programme de développement régional 2022-2027 lui donne une cohérence supplémentaire. Ce n’est pas une initiative isolée. C’est une pièce dans un dispositif plus large de modernisation économique du territoire, qui mise sur des secteurs porteurs mais insuffisamment valorisés.
Ce que ces deux projets ont en commun, c’est ainsi une même lecture du développement. Une lecture qui ne se contente pas des grands indicateurs macroéconomiques, mais qui s’intéresse aux marges, aux exclusions, aux potentiels non exploités. Les personnes handicapées qui veulent travailler. Les artisans qui veulent se moderniser. Deux projets, deux secteurs, un même objectif : élargir la base productive de la région tout en favorisant l’inclusion des catégories les plus vulnérables.










