Le deuxième vice-président du Conseil des ministres et ministre saoudien de la Défense et de l’Aviation, le Prince Soltane Ibn Abdelaziz a déclaré dimanche qu’il a «entièrement confiance» dans la justice marocaine. Répondant à une question sur l’éventuelle extradition des ressortissants saoudiens arrêtés dernièrement au Maroc et accusés d’appartenir au réseau Al Qaïda, le Prince Soltane Ibn Abdelaziz a souligné qu’«il ne faut pas anticiper les événements. Nous attendons les conclusions de nos frères marocains qui jouissent de la confiance de tous».
Dans des déclarations à la presse à l’issue d’une cérémonie de fin d’année dans une école, le prince Soltane Ibn Abdelaziz, a estimé que la justice marocaine est en mesure d’instruire cette affaire et qu’il n’y a nul besoin de dépêcher une délégation saoudienne pour interroger ces personnes accusées de préparer des attentats-suicides contre des navires étrangers dans le détroit de Gibraltar et des objectifs marocains. Le Prince a affirmé, par ailleurs, que les relations de son pays avec la Grande-Bretagne sont bonnes et ne sont nullement affectées par la campagne menée par certains journaux britanniques contre l’Arabie Saoudite, notamment après la mort, la semaine dernière, à Ryad d’un ressortissant britannique dans l’explosion d’une voiture piégée.
Un avocat de membres présumés d’Al Qaïda parle de tortures. En revanche, l’avocat des membres d’Al Qaïda, détenus au Maroc, affirme que ses clients ont été torturés afin de leur extorquer des aveux sur leur participation à la préparation d’attentats. «Ils ont tous été soumis à des formes diverses de torture physique, à des agressions verbales, des blasphèmes. Les voiles des femmes ont été arrachés. On les a forcés à avouer», a déclaré Taoufik Msaef dans une interview au journal Ashark Al-Aousat, publié à Londres dimanche.








