Tanger : Le Château Perdicaris prêt à rouvrir ses portes

Tanger : Le Château Perdicaris  prêt à rouvrir ses portes

Les locaux ont été réaménagés en un centre d’interprétation du patrimoine naturel et culturel Chargé d’une partie de la mémoire de Tanger, le Château Perdicaris vient d’être complètement restauré et réaménagé pour accueillir ses premiers visiteurs.

Comme prévu, ce projet a permis de donner une nouvelle vie à cet ancien bijou architectural, datant de la fin du 19èmesiècle et destiné à abriter un centre d’interprétation du patrimoine naturel et culturel en raison de son positionnement comme dans l’un des parcs urbains les plus riches en faune et en flore. L’inauguration officielle de ce centre n’est pas fixée à cause de la situation sanitaire liée à la Covid-19. D’un coût global de 10 millions de dirhams, le château (y compris ses jardins) fait partie des principaux sites historiques, culturels et touristiques ayant bénéficié d’une vaste opération de restauration et de rénovation dans lecadre du programme Tanger-Métropole.

Ce projet vise à contribuer à la préservation et l’enrichissement du patrimoine culturel et touristique en vue d’attirer encore plus de touristes marocains et étrangers à Tanger. Le Château Perdicaris sera composé également d’une exposition permanente autour des thèmes en rapport avec le patrimoine culturel et naturel de Tanger en particulier et la région en général. Une occasion pour les visiteurs de découvrir les locaux de ce bâtiment, qui sont témoins de plusieurs faits historiques ayant fait l’objet de l’histoire du célèbre film américain «Le lion et le vent» de John Milius, sorti en salles en 1975. D’autant plus que le projet a permis au château de préserver son architecture de l’intérieur et la façade extérieure dece château, qui se distingue par un aspect des forteresses médiévales et une vie imprenable sur la mer. Selon les connaisseurs de l’histoire de la ville, son ancien propriétaire, le diplomate américain Ion Perdicaris a voulu faire de ces lieux un cadeauà son épouse souffrant à l’époque d’asthme. Il s’est mis à l’œuvre dès son arrivée en 1872 à Tanger.

Ion Perdicaris a jeté son dévolu sur un terrain de près de 70 ha pour y construire un bijou architectural et naturel au milieu d’un paysage pittoresque. Pour ce faire, il a fait venir, pendant des années, plusieurs sortes de plantes et d’espèces exotiques de l’étranger. Ayant déjà bénéficiéde grands travaux d’aménagement et ouverts au public, les jardins de ce château mythique sont devenus l’un des parcs urbains de choix pour les Tangérois.

Portant le même nom de Perdicaris, ce parc urbain est riche d’une flore autochtone (chêne-liège, chêne kermès et chêne zeen), mais aussi exotique (eucalyptus, pin pignon, mimosa, palmier, dattier, dragonnier et yucca). Il se distingue également par le fait qu’il soit un dortoir et unlieu d’escale pour les oiseaux migrateurs.

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