Société

Terres collectives : Les Soulaliyates toujours lésées

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Petit «rebondissement» dans l’affaire des Soulaliyates. Les femmes des terres collectives déplorent toujours leurs acquis précaires. Bien qu’une circulaire ait été diffusée pour rétablir ce droit, les Soulaliyates confirment n’avoir réalisé aucune avancée. Entre reconnaissance et application, les doléances restent les mêmes. À ce jour, l’identification des ayants droit se fait sur des bases ambiguës. Chose qui instaure la méfiance chez ces femmes. C’est dans cette logique que l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) organisera, vendredi 21 octobre 2011 à Rabat, un débat autour de la précarité des acquis des Soulaliyates. Le but étant d’informer l’opinion publique des développements de ce dossier et d’identifier les principaux obstacles à l’obtention de ce droit. Ces revendications interviennent également dans une conjoncture politique déterminante. Là où le Maroc va vers le changement, la disparité des sexes reste considérable. Une réalité que l’ADFM tend à démasquer. «Au moment où la Constitution interdit toute discrimination basée sur le sexe et consacre l’égalité des hommes et des femmes dans tous les domaines, les maigres acquis des femmes des terres collectives sont menacés par la conjonction d’intérêts matériels sous prétexte de coutumes et la passivité de l’autorité de tutelle», souligne l’ADFM dans un communiqué de presse. Selon l’association, il faut incessamment procéder à un règlement équitable et transparent de ce problème qui porte préjudice à des milliers de femmes issues en général de milieux défavorisés. Pour rappel, la superficie des terres collectives sujettes aux revendications des Soulaliyates est estimée à 10 millions d’hectares. Régis par le dahir du 27 avril 1919, ces terrains sont «inaliénables, insaisissables et imprescriptibles grâce à une protection juridique effective par un statut foncier». Les femmes, quant à elles ont été privées dès le départ du partage équitable des terres et des biens de leurs ancêtres.
Grâce au soutien des ONG féminines et des associations militantes pour les droits de l’Homme, les Soulaliyates ont réussi à porter leur message aux instances concernées. En avril dernier, Taib Cherkaoui, ministre de l’intérieur, a mis le point sur l’intégration des communes soulaliyates dans le processus de développement humain. De même, le ministre a insisté sur la maîtrise de l’élément humain de ces communes, et ce par le biais de l’organisation de l’institution du délégataire, la mise en place d’une procédure pour élaborer les listes des ayants droit, outre le soutien de la position et de la place de la femme soulaliya.

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