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Transports : trois dirhams de subvention pour chaque litre de carburant utilisé

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600 millions de dirhams pour le gaz butane, 400 MDH pour l’électricité et 648 millions de dirhams pour les subventions des chauffeurs professionnels… les détails des budgets dévoilés par le gouvernement pour le soutien du pouvoir d’achat

Pouvoir d’achat. Les premiers versements de subventions pour les chauffeurs professionnels ont démarré alors que le gouvernement a prévu des enveloppes budgétaires mensuelles pour son dispositif. Les détails.

Le gouvernement passe à l’acte avec le démarrage effectif des premiers versements des subventions octroyées pour les différentes catégories de chauffeurs professionnels. L’Exécutif entend ainsi enrayer les répercussions potentielles provoquées par la hausse des cours internationaux des hydrocarbures en raison de la tension géopolitique au Moyen-Orient. Dans les détails, le ministre délégué chargé du budget, Fouzi Lekjaâ, a dévoilé les mesures prises par le gouvernement pour le maintien des prix et la protection du pouvoir d’achat des citoyens.

Selon la même source, le gouvernement consacrera mensuellement une enveloppe de 600 millions de dirhams pour le maintien des prix des bonbonnes de gaz de 12 kg, soit une subvention de 78 dirhams pour chaque bonbonne de cette catégorie, alors que cette même subvention ne dépassait pas les 30 dirhams avant la crise, soit une hausse de 48 dirhams supplémentaires comme subvention.

Concernant la production de l’électricité, le gouvernement avait décidé de maintenir la même tarification pour les factures de l’électricité en dépit de la hausse des prix et des cours des intrants importés et utilisés dans la production de l’électricité au niveau national, notamment le fuel, le gaz naturel et le charbon. «L’enveloppe budgétaire mensuelle consacrée à cette mesure par le gouvernement atteint les 400 millions de dirhams pour éviter un impact sur les tarifs», a fait savoir M. Lekjaâ. S’agissant des subventions accordées en faveur des chauffeurs professionnels, le responsable a expliqué que l’expérience du dispositif en 2022 et en 2024 pour atténuer l’impact de la hausse des prix à la pompe a permis au gouvernement de tirer des enseignements afin que les subventions puissent bénéficier aux vrais destinataires.

Le soutien prévu par le gouvernement à ces catégories de professionnels couvrira la période du 15 mars, date du changement des prix à la pompe, jusqu’au 15 avril, avec une subvention de 3 dirhams pour chaque litre utilisé avec l’objectif de créer des conditions similaires à celles qui ont précédé le déclenchement de la crise. «Le coût mensuel de ce dispositif pour le budget de l’État est de 648 millions de dirhams. Les professionnels bénéficieront de cette subvention à partir d’aujourd’hui (ndlr : vendredi 3 avril)», a précisé la même source. Le ministre a appelé à l’unification des efforts de toutes les parties prenantes pour dépasser cette situation, expliquant que les services de contrôle des prix vont intensifier leurs opérations pour vérifier l’impact de ces mesures sur leurs cibles.

Commission ministérielle
Il faut dire que les cours sur les marchés internationaux ont connu des hausses importantes depuis le déclenchement de la crise. Au cours du mois de mars, le baril de pétrole a augmenté de 44 % avec une moyenne de 100 dollars américains alors qu’il coûtait avant la crise 70 dollars US. Le prix du gasoil a, lui, augmenté de 75 % avec une moyenne au cours du mois de mars de 1.260 dollars contre 717 dollars avant. Le prix du gaz butane a bondi pour sa part de 38 %. Face à cette situation, le gouvernement avait annoncé des mesures importantes. En effet, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présidé, lundi à Rabat, la première réunion de la Commission ministérielle chargée du suivi des répercussions des tensions géopolitiques au Moyen-Orient sur l’économie nationale.

À cette occasion, les différents départements ont présenté des exposés portant sur les scénarios d’impact de cette crise sur l’économie nationale, ainsi que sur les mécanismes à même de préserver le pouvoir d’achat des citoyens face à ses répercussions potentielles, dans un contexte international marqué par la persistance des incertitudes. Selon un communiqué du département du Chef du gouvernement, il a été décidé, dans le cadre des travaux de cette commission, appelée à se réunir de manière périodique et chaque fois que nécessaire afin de prendre les mesures appropriées au regard de l’évolution de la conjoncture internationale, de poursuivre le soutien au gaz butane, dont les prix sur le marché international ont enregistré une hausse de plus de 68 % depuis le déclenchement de la crise au début du mois de mars, sans répercussion sur le prix actuel de la bonbonne, ainsi que de maintenir le soutien aux tarifs de l’électricité afin d’en préserver le niveau actuel.

Face à la hausse marquée des produits pétroliers sur les marchés internationaux et à son impact sur le marché national, il sera procédé au lancement du versement du soutien direct et exceptionnel en faveur des professionnels du secteur du transport de marchandises et de personnes, couvrant la période du 15 mars au 15 avril, après traitement des demandes enregistrées via la plateforme électronique dédiée (https://mouakaba.transport.gov.ma), lesquelles ont dépassé 87.000 à l’instar de l’opération mise en œuvre par le gouvernement en 2022, ce soutien exceptionnel bénéficiera à plusieurs catégories, notamment le transport public de voyageurs, le transport mixte en milieu rural, le transport de marchandises pour compte d’autrui, le transport du personnel pour compte d’autrui, le transport scolaire pour compte d’autrui, le transport touristique, les véhicules de remorquage, les taxis de première et de deuxième catégories, ainsi que les bus de transport urbain.

Cette mesure vise à assurer un approvisionnement régulier des marchés et à garantir la continuité des services de transport public aux mêmes tarifs, sans aucune répercussion sur les citoyens, tout en veillant au strict respect, par les professionnels bénéficiaires, des tarifs en vigueur pour le transport des personnes et des marchandises. Cette réunion a été marquée par la participation des ministres de l’intérieur, de l’économie et des finances, de l’équipement et de l’eau, de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, de l’industrie et du commerce, du tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire, de la transition énergétique et du développement durable, ainsi que des ministres délégués chargés de l’investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, du budget et des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, outre le secrétaire général du ministère du transport et de la logistique et le directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable.

Conseil de gouvernement
Décrets. Le Conseil de gouvernement a examiné et approuvé deux projets de décret relatifs à la contribution de l’État au financement des campagnes électorales menées par les partis politiques participant aux élections générales pour l’élection des membres de la Chambre des représentants, présentés par le ministre de l’Intérieur. Il s’agit du projet de décret n° 2.26.300 modifiant le décret n° 2.16.666 du 6 Dhu al-Qa’da 1437 (10 août 2016) relatif à la contribution de l’État au financement des campagnes électorales menées par les partis politiques participant aux élections législatives; ainsi que le projet de décret n° 2.26.301 modifiant et complétant le décret n° 2.16.667 du 6 Dhu al-Qa’da 1437 (10 août 2016) fixant les délais et les modalités relatifs à l’utilisation de la contribution de l’État au financement des campagnes électorales menées par les partis participant aux élections générales pour l’élection des membres de la Chambre des représentants. Par la suite, le Conseil a examiné et approuvé le projet de décret n° 2.25.885 portant application de la loi n° 46.21 relative à l’organisation de la profession des huissiers de justice, présenté par le ministre de la justice. Ce projet de décret vise à mettre en œuvre les dispositions de la loi n° 46.21 relative à l’organisation de la profession des huissiers de justice, promulguée par le dahir n° 1.25.49 du 9 Dhu al-Hijjah 1446 (6 juin 2025), qui a approuvé une réforme globale de cette profession, dans le but d’améliorer la qualité de ses prestations, de manière à renforcer son rôle au service de la justice et à contribuer à l’efficacité judiciaire.

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