Engagement
Le texte adopté met l’accent sur la nécessité de mettre en place une approche fondée sur les droits humains et le genre dans toutes les politiques publiques, de renforcer l’autonomie, la dignité et l’autonomisation des femmes malvoyantes et de valoriser leur rôle en tant qu’actrices clés du développement sociétal.
Les travaux du 2ème Forum national des femmes aveugles et malvoyantes se sont achevés, dimanche à Rabat, par l’adoption de la « Déclaration de Rabat pour les femmes aveugles et malvoyantes », un document de référence reflétant les aspirations de cette catégorie sociale à un avenir plus équitable et inclusif. Cette Déclaration sanctionnant ce forum, tenu sous la présidence d’honneur de Son Altesse la Princesse Lalla Lamia Essolh, Présidente de l’Organisation alaouite pour la promotion des aveugles au Maroc (OAPAM), salue les efforts déployés par les différents acteurs pour améliorer les conditions des femmes aveugles et malvoyantes. Ladite Déclaration, dont le texte a été lu par la coordinatrice du comité central des femmes à l’OAPAM, Rajaa Alaoui, évoque les multiples défis auxquels les femmes aveugles et malvoyantes continuent de faire face, notamment en matière d’accès à l’éducation et à la formation, d’insertion économique, d’accès aux services de santé et sociaux, d’inclusion numérique et de participation à la vie publique.
Le texte rappelle les référentiels nationaux et internationaux relatifs aux droits des femmes et des personnes en situation de handicap, soulignant que la femme malvoyante est une citoyenne à part entière, jouissant de l’ensemble de ses droits et libertés sans discrimination. En outre, il met l’accent sur la nécessité d’adopter une approche fondée sur les droits humains et le genre dans toutes les politiques publiques, de renforcer l’autonomie, la dignité et l’autonomisation des femmes malvoyantes, de garantir leur accès universel aux services et aux technologies, et de valoriser leur rôle en tant qu’actrices clés du développement sociétal.
Ce document comprend une série de recommandations couvrant les domaines de l’inclusion numérique, de l’insertion économique, de l’éducation et de la formation, de la participation et du leadership, ainsi que de l’accessibilité, tout en mettant en avant des mécanismes de suivi et de mise en œuvre, notamment à travers le renforcement des partenariats avec les départements gouvernementaux et les institutions nationales, ainsi que l’adoption d’indicateurs permettant de mesurer l’impact. Il est à noter que ce forum, tenu du 10 au 12 avril, en présence d’experts et d’acteurs institutionnels et avec la participation d’environ 60 bénéficiaires issues de différentes régions du Royaume, a été marqué par l’organisation des sessions scientifiques, des ateliers pratiques ainsi que des témoignages et des activités parallèles.









