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Un nouveau cahier des charges pour les crèches publiques et privées

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Un cahier des charges à l’intention des crèches publiques et privées sera élaboré prochainement dans l’objectif précis d’améliorer la qualité d’accueil dans ces structures. Les détails.

L’Unicef au Maroc vient de lancer un appel à consultation pour élaborer un cahier des charges à l’intention des crèches publiques et privées et ce à la demande du ministère de la jeunesse, de la culture et de la communication. L’objectif étant d’améliorer la qualité d’accueil dans ces structures, en vue de la mise en place d’un label national des crèches. Dans le cadre du plan de travail entre le ministère de la jeunesse, de la culture et de la communication et l’Unicef, il a été convenu de développer un cahier des charges qui établisse des normes standards minimums pour les établissements de prise en charge de la petite enfance incluant plusieurs aspects, à savoir une bonne santé ; une nutrition adéquate ; une prise en charge attentionnée ; la sûreté et sécurité ainsi que les opportunités d’éveil et d’apprentissage. Ainsi, ce cahier des charges visera à expliciter les standards minimums de prise en charge, en termes d’infrastructures et matériel (normes architecturales). Il est aussi question de développer un projet pédagogique incluant un contenu d’éveil et d’apprentissage pour les crèches publiques et privées, englobant tous les aspects de formation du personnel, de sécurité, hygiène et gestion, de mesures de protection de la petite enfance et des aspects de gouvernance de l’ensemble des crèches prenant en charge les enfants de 3 mois à 4 ans. Le Maroc compte environ 598 crèches privées autorisées et environ 386 crèches/garderies publiques, prenant en charge les enfants de 3 mois à 4 ans. L’encadrement des établissements (Jardins d’enfants et classes de crèches) mobilise environ 878 cadres, dont 721 auxiliaires. Il est à noter que les établissements d’accueil des enfants de 3 mois à 4 ans dans les crèches publiques et privées sont sous la tutelle du ministère de la jeunesse, de la culture et de la communication qui est l’autorité compétente qui autorise la création des crèches privées de par la loi 40-04. Le département dispose à ce jour d’un cahier des charge émanant de la loi 04-40 explicitant la procédure d’ouverture et de création des crèches privées dans le but d’encourager les investisseurs et les accompagner dans leurs projets de création des crèches privées et encourager ainsi l’employabilité des jeunes formés dans le métier de la petite enfance.

Activités favorisant l’apprentissage : Seuls 36,2 % des enfants ont pu bénéficier de la participation de leurs parents
La nutrition occupe une place centrale dans la problématique du développement de la petite enfance (DPE). Au Maroc, 15% des enfants souffrent d’un retard de croissance en raison de malnutrition et carences multiples en micronutriments. Parmi ces carences, les déficits en iode sont largement répandus puisque seuls 22% des ménages marocains consomment du sel adéquatement iodé. Soulignons que la carence en iode constitue l’une des principales causes de troubles du développement chez l’enfant, pouvant engendrer de graves déficits de croissance physique et mentale irréversibles. De plus, on constate une pratique encore limitée de l’allaitement puisque seuls 30% des nouveau-nés bénéficient de l’allaitement précoce et 28% d’un allaitement exclusif . La nutrition constitue donc un élément déterminant du développement de la petite enfance dès la phase de préconception. Le développement de l’enfant est fortement tributaire de la qualité de l’environnement et des conditions dans lesquelles il évolue. Des soins attentionnés contribuent au bon développement psychosocial et émotionnel de l’enfant et favorisent également son développement cognitif. On constate qu’au Maroc une proportion limitée de jeunes enfants bénéficie de conditions stimulantes favorisant leur développement. Les données révèlent que seuls 36,2 % des enfants ont pu bénéficier de la participation de leurs parents aux activités favorisant l’apprentissage. Signalons également que seuls 14 à 21% des ménages disposent de matériel (livres ou jouets) visant à favoriser éveil et développement de l’enfant. Cette proportion augmente chez les mères qui travaillent (44,1%). L’Unicef fait aussi remarquer que l’engagement des pères dans ces activités est en progression. Et sans grande surprise, les enfants du quantile le plus riche sont de loin les plus avantagés. Il ressort également que la prise en charge éducative de la petite enfance demeure encore limitée, en particulier pour les enfants des milieux ruraux.

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