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Variole du singe : L’OMS déclenche le niveau d’alerte maximale

Variole du singe : L’OMS déclenche  le niveau d’alerte maximale

Plus de 16.000 cas ont été signalés dans 75 pays

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché, samedi 22 juillet, son plus haut niveau d’alerte pour tenter de faire face à la flambée de variole du singe. Plus de 16.000 cas ont été signalés dans 75 pays et 5 décès ont déjà été recensés. «Selon l’évaluation de l’OMS, le risque de variole du singe est modéré à l’échelle mondiale et dans toutes les régions, à l’exception de la région européenne, où nous estimons le risque élevé», a indiqué Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS lors d’une conférence de presse virtuelle.

Quant aux raisons ayant motivé sa décision, le patron de l’OMS a précisé : «Il existe également un risque évident de propagation internationale, bien que le risque d’interférence avec le trafic international reste faible pour le moment. En résumé, nous sommes en présence d’une épidémie qui s’est propagée rapidement dans le monde entier, par de nouveaux modes de transmission, dont nous ne savons pas grand-chose, et qui répond aux critères du Règlement sanitaire international». Quant au mode de transmission du virus, le Dr Tedros a fait savoir qu’il s’agit pour l’instant d’une épidémie qui se concentre chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, en particulier ceux ayant des partenaires sexuels multiples.

«Il est donc essentiel que tous les pays travaillent en étroite collaboration avec les communautés d’hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, pour concevoir et fournir des informations et des services efficaces, et pour adopter des mesures qui protègent la santé, les droits de l’Homme et la dignité des communautés touchées», a-t-il déclaré. «La stigmatisation et la discrimination peuvent être aussi dangereuses que n’importe quel virus», a-t-il insisté, en appelant les organisations de la société civile, notamment celles travaillant avec des personnes vivant avec le VIH, à collaborer pour lutter contre la stigmatisation et la discrimination.

En vertu du Règlement sanitaire international (RSI), la direction de l’OMS doit prendre en compte cinq facteurs pour décider si une épidémie constitue une urgence de santé publique de portée internationale. Parmi ces facteurs figurent les informations fournies par les pays qui, dans le cas présent, montrent que ce virus s’est propagé rapidement dans de nombreux pays qui ne l’avaient jamais vu auparavant. Les trois critères permettant de déclarer une urgence de santé publique de portée internationale en vertu du RSI ont été remplis. Il faut aussi noter l’avis du Comité d’urgence ; les principes scientifiques, les preuves et autres informations pertinentes qui sont actuellement insuffisants et avec de nombreuses inconnues ; le risque pour la santé humaine, la propagation à l’échelle mondiale et le risque d’interférence avec le trafic international.

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