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Véritable outil de dissuasion selon la DGSN : Radars mobiles, plus de 423.500 amendes perçues en 2021

Véritable outil de dissuasion selon la DGSN   : Radars mobiles, plus de 423.500 amendes perçues en 2021

C’est bien connu, l’excès de vitesse est le premier facteur d’accidents de la route, suivi de la conduite sous l’effet de l’alcool ou l’utilisation du téléphone portable.

En 2021, on compte à 62.373 le nombre de sorties des radars mobiles atteignant 219.791 heures d’utilisation, selon le 43ème numéro de la revue de la police intitulé «Citoyenneté sur les routes pour sauver des vies». Il en ressort que 423.523 amendes transactionnelles et forfaitaires (ATF) ont été perçues alors que le nombre d’infractions de dépassement de vitesse réglementaire s’élève à 453.645, soit 23% de l’activité globale des services de police en matière de répression des infractions au code de la route. En revanche, 30.121 PV de contraventions ont été dressés sur la même période. A noter que la DGSN a déployé un dispositif renforcé et plus moderne pour le suivi des infractions au code de la route baptisé «SGICR». Ce système permet la saisie instantanée des données relatives aux infractions au code de la route.

Le défi technologique

Pour faire respecter la loi face à un nombre de plus en plus croissant d’automobilistes, les services de police ont aussi recours à la technologie. Ainsi, 522 radars automatiques nouvelle génération sont en cours de déploiement en 2022 dans diverses villes du Maroc au niveau des axes les plus accidentogènes. Ces radars ont un rôle dissuasif mais surtout confortent le principe de l’égalité dans sanctions pour tous. «Il est clair que la police de demain et qui est chargée de faire respecter le code de la route devra utiliser «le mobile» pour être pleinement informée sur le terrain, rédiger les contraventions et les comptes-rendus sur place, de façon connectée et numérique, accéder aux renseignements sur les véhicules et les permis de conduire de façon instantanée. Enfin, un minimum d’informations et d’outils numériques sur mobile à même de faciliter le travail quotidien», explique la même source. Parallèlement, la sécurité routière connaît de plus en plus d’innovations. Les véhicules tendent à être plus sûrs, plus fiables et mieux équipés (ceinture de sécurité, ABS, aide ou assistance de la marche arrière et au stationnement, capteurs pour signaler l’angle mort). Pour l’heure, le conducteur reste le seul maître à bord et est responsable de l’état mécanique de son véhicule. En 2021, le contrôle de l’état mécanique des véhicules a donné lieu à 16.549 infractions (5.821 camions, 1.217 autocars, 9.511 véhicules utilitaires). Avec l’arrivée des systèmes intelligents et hybrides, il est par ailleurs nécessaire de revoir la formation et le rôle du conducteur pour qu’il puisse intervenir en cas de toute défaillance du système de son véhicule.

Professionnalisation des brigades motocyclistes

En plus du dispositif mis en place pour assurer la sécurité routière, de nouvelles brigades de motocyclistes de la circulation routière sont créées, dont la plus récente date du mois de mars 2022 à la Sûreté provinciale de Salé. «De par la mobilité facile et la rapidité de déploiement, les agents motocyclistes ont des missions diverses, pour la régulation et la décongestion de la circulation routière et la lutte contre l’insécurité routière, la prévention de la lutte contre la criminalité, l’intervention rapide dans les lieux d’accidents, ainsi que l’escorte des personnalités ou de convois de fonds de valeurs», affirme le contrôleur général Abdellah Majjane, directeur de l’Ecole des spécialités à l’Institut royal de la police de Kénitra. Cette école forme les brigades motocyclistes pour être en capacité de piloter diverses motos. Le volet de la sécurité routière occupe une place importante dans la formation des futurs agents motocyclistes. Pour la sécurité des motards, la DGSN a investi dans la modernisation des équipements de protection qui sont devenus plus renforcés. «C’est ainsi que le nouvel uniforme intègre des systèmes de protection du dos, des genoux, des coudes et des épaules, etc. Quant au casque de protection homologué, il est doté d’un écran de protection des yeux avec un système de ventilation et un système de communication intégré pour la liaison avec la salle de commandement et de coordination», souligne le directeur de l’Ecole des spécialités. A noter que la formation des agents motocyclistes dure en général 12 semaines et est échelonnée en phases théorique et pratique.

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