Un mois et demi après la fin du Mondial de rugby, la France accueillera cette fois l’élite du handball féminin pour le Mondial dames du 2 au 16 décembre: un même territoire pour deux disciplines pas si dissemblables. Engagement physique, corps à corps musclés, stratégies d’évitement, de débordement de l’adversaire et esprit fair-play, les fans de rugby pourront trouver leur compte dans les joutes opposant les meilleures handballeuses du monde.
Mais contrairement au jeu à quinze, dominé par l’Afrique du Sud, les chances de voir une nation africaine soulever le trophée du vainqueur en finale du Mondial de handball, le 16 décembre au Palais omnisports de Paris-Bercy, sont inexistantes.
L’Angola, meilleur représentant du continent noir, est encore loin de rivaliser avec les meilleurs. Pâtissant d’un manque de moyens financiers, les Angolaises n’ont jamais fait mieux qu’une 13e place en Championnat du monde mais se consolent avec une présence régulière dans cette épreuve (continue depuis 1990) ainsi qu’aux Jeux Olympiques. Seules les Sud-Coréennes, et depuis peu les Brésiliennes, sont en mesure de bousculer la mainmise du Vieux Continent sur le jeu à sept. La Corée du Sud, multiple médaillée olympique, est la seule équipe non-européenne à avoir jamais foulé le podium du Championnat du monde sur l’ensemble des dix-sept éditions, avec une médaille de bronze en 2003 et même un titre en 1995. Côté Océanie, si les rugbymen australiens et néo-zélandais ont atteint sans surprise les quarts de finale de la Coupe du monde, les handballeuses sont à mille lieux d’envisager un tel parcours.
Versées dans le groupe de la Russie, championne du monde et vice-championne d’Europe en titre, et du Brésil, révélation du Mondial-2005, les Australiennes sont déjà promises à l’élimination à l’issue du tour préliminaire. Comme en rugby, le pays hôte du Mondial de handball part avec de réelles chances d’enlever l’épreuve à domicile, bien que ne rivalisant pas sur le papier avec les deux grands favoris que sont la Norvège, championne d’Europe en titre, et la Russie. Le caractère aléatoire de la compétition avec, comme au rugby, des matches à élimination directe à partir des quarts de finale, permet aux Françaises, comme aux autres équipes attendues dans le dernier grand huit, tous les espoirs. Contrairement au XV de France, l’équipe de France féminine de handball a déjà connu les honneurs d’un titre mondial, il y a quatre ans en Croatie. Elle aura certainement à coeur non seulement de faire mieux que ses camarades rugbymen, mais surtout d’imiter ses homologues masculins, sacrés champions du monde à domicile en 2001. Comme au Mondial-2007 messieurs, l’hiver dernier en Allemagne, les éliminés du tour préliminaire se consoleront en disputant la Coupe du président de la Fédération internationale (IHF), qui délivrera les places 13 à 24.
• Elodie Paterne
(AFP)










