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Badri, du haut de la tribune

© D.R

ALM : Vous êtes le premier Marocain à être chef de presse à la CAF. Que pouvez-vous nous dire de cette responsabilité et quel rôle êtes-vous censé accomplir ?
Mustapha Badri : En fait, j’ai été choisi en tant que chef de presse parmi d’autres collègues. Il y aura deux chefs de presse dans chaque stade lors de la CAN 2004. Notre mission consiste à servir les journalistes autant que faire se peut. Leur fournir des informations et leur permettre d’être à jour des formations sur le point de jouer, des listes de noms, des arbitres, etc. En d’autres termes, nous nous occupons de l’organisation de toute la presse à l’intérieur des stades. Nous incarnons, en quelque sorte le rôle d’intermédiaires entre les organisateurs et les journalistes. D’une manière générale, nous sommes à la disposition de tous les journalistes étrangers et africains qui seront de la fête, mais je ferai en sorte que le journaliste marocain soit dans la possibilité d’accéder à l’information dans les meilleurs délais et conditions. A propos des journalistes marocains siégeant dans les instances sportives, il se trouve que mon collègue et rédacteur en chef de notre journal, en l’occurrence Badr-eddine Idrissi, est membre exécutif au sein de l’Union arabe de la presse.
Comment se présente le tableau dans ce sens ? Quels sont les moyens mis à la disposition des journalistes à travers votre commission ?
Vous savez que depuis que la Tunisie fut désignée pour l’organisation de la CAN 2004, une commission de suivi de la CAF à été créée en même temps pour justement superviser tout ce qui concerne la presse. De l’installation de la tribune de presse dans les stades, à la détermination des zones réservées aux journalistes dans les différents recoins du stade, en passant par le transport et le logement des journalistes. Sur ce dernier point, nous nous sommes beaucoup démenés pour que le coût du séjour en Tunisie soit à la portée des bourses, en général maigres, des journalistes. D’un autre côté, la commission de médias chargée de discuter le quota des journalistes accrédités par chaque pays, est parvenue à fixer un plafond de 40 journalistes par pays. Evidemment, aucun pays n’enverrait autant de journalistes. En revanche, quel que soit le nombre de journalistes accrédités par chaque pays, la commission n’a rien à voir avec les conditions de leur séjour. A la rigueur, les organisateurs leur garantiront le transport en organisant des navettes entre le centre de presse et les lieux de résidence des journalistes. C’est l’établissement auquel appartient le journaliste qui est censé s’occuper de la prise en charge de son lieu de résidence. Je profite de cette occasion pour rappeler à tous les journalistes accrédités ou ceux qui ont déjà envoyé leurs accréditations, qu’ils peuvent s’en assurer en visitant le site www.cafonline.com. La liste de tous les noms accrédités y figure.
En relation directe avec la CAN, comment croyez-vous que va se terminer le feuilleton de bras de fer entre les chaînes de télévision nationale et ART qui détient les droits de retransmission?
Je pense que si les responsables des télévisions nationales ne se décident pas à trancher, le large public marocain va se bousculer dans les cafés pour suivre les matchs de la CAN. Je ne comprends pas pourquoi le problème n’a été évoqué qu’à quelques semaines du coup d’envoi, alors qu’il existe depuis au moins deux ans. La même impasse a eu lieu lors de la CAN 2002. Et à ce moment tout le monde savait que la chaîne en question détenait des droits sur la CAN, sur la Champions league et sur la Coupe Arabe. Donc ces mêmes responsables qui remuent ciel et terre contre l’ART qui est dans son plein droit d’acquéreur, n’ignoraient pas que la chaîne arabe s’était octroyée les droits de retransmission pour la zone nord du continent africain, et, de ce fait, ART à le droit d’imposer ses propres conditions. D’ailleurs c’est le citoyen marocain qui paye les redevances télé, tous les foyers marocains et même les mosquées ne sont pas exonérées de cette redevance. La télé des pauvres, c’est fini. Pourtant ils ont de quoi se payer des feuilletons bidon, des matchs de tennis depuis les pays les plus lointains, des soirées mondaines et j’en passe. Ils peuvent également doubler les prix des espaces publicitaires puisque le déroulement des matchs figure souvent en prime time. En plus, les soi-disant négociations qui sont en cours tournent uniquement autour de la retransmission terrestre, ce qui risque de priver nos RME de suivre les matchs de l’équipe nationale à travers la retransmission satellitaire. Ils n’ont qu’à frapper à la porte du ministre des finances et payer, à l’instar d’autres pays de la région.

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