Benchikha «Rajaoui» pour deux saisons

Benchikha «Rajaoui» pour deux saisons

Qui pour coacher le Raja de Casablanca ? Voilà la question qui brûlait les lèvres et taraudait les esprits de tous les supporters rajaouis depuis la séparation du club avec Faouzi Benzerti. Mais le Raja n’a pas mis trop de temps pour mettre fin aux rumeurs qui circulaient et a annoncé officiellement le nom de son nouvel entraineur. Il s’agit de Abdelhak Benchikha, qui n’est plus  à présenter.

Dimanche, lors d’un point de presse, le technicien algérien a apposé sa signature sur son contrat avec le vice-champion du Maroc pour les deux prochaines saisons. Avec une ferme intention de glaner des titres, Benchikha n’a pas caché son ambition de mener l’équipe qui joue les premiers rôles sur le devant de la scène et faire mieux que les saisons précédentes. Ses deux prédécesseurs, M’hamed Fakhir et Faouzi Benzarti ont laissé une forte formation et il y a lieu d’assurer la continuité. «J’ai ma propre philosophie du jeu que j’espère assimilera le plus rapidement l’effectif de l’équipe», a assuré le technicien qui se qualifie de «compétiteur». La mission qui lui incombe n’est pas facile.

Le Raja est appelé à jouer sur trois fronts et Benchikha est amené à assurer et mener la barque à bon port. L’ossature d’une équipe forte «existe à 90%» et le banc de touche doit être bien fourni pour bien négocier les compétitions nationales et continentales, a expliqué le nouveau coach, n’écartant pas la possibilité de recrutement de trois éléments, sans toutefois les nommer, et refusant de parler de l’opportunité d’enrôler certains de ses anciens joueurs, en l’occurrence le défenseur Chagou, pour ne pas être accusé de «vider» le DHJ. Discipline et sérénité sont les maîtres mots sous le signe desquels Benchikha va vouloir placer son action. Il a en effet grâce à ce tempérament mené le club doukkali au firmament lorsqu’il a remporté avec lui sa première Coupe du Trône. Il franchit ainsi un palier mais s’embarque comme tout entraîneur qui se respecte pour un autre challenge.

Au Raja, un entraîneur a «plus de chance de jouer les titres mais a aussi plus de risques d’être limogé», reconnaît le technicien, qui cherche à franchir une nouvelle étape technique dans sa carrière. Lors de cette conférence de presse de présentation de Benchikha, le président du Raja, Mohamed Boudrika, est revenu sur la séparation à l’amiable avec le Tunisien Faouzi Benzarti, précisant que ce dernier avait «surpris» les dirigeants en demandant, quatre à cinq journées de la fin du championnat, la révision de son contrat expirant en juin 2015.

Le Raja a catégoriquement refusé à cause des prétentions financières du Tunisien qui ont fait achopper toutes négociations pour garantir la continuité, a-t-il indiqué, précisant que Benzarti avait réclamé «un montant annuel de 6,5 millions de dirhams», un salaire faramineux au vu de ce qui se pratique au niveau national.

Benchikha est le troisième technicien algérien à prendre en main les destinées du Raja après Rabah Saadane en 1989 avec à la clé le premier titre continental des Verts la ligue des champions, et Meziane Ighil en 1994.
 

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