Qualifiée sans jouer pour l’Euro 2008 grâce au succès de l’Italie 2-1 en Ecosse samedi, l’équipe de France de football a fêté dimanche avec retenue sa réussite tout en pensant au dernier rendez-vous des éliminatoires, désormais sans enjeu, mercredi soir en Ukraine.
«Nous avons bu une coupe de champagne à midi. Les trois quarts des joueurs n’en boivent pas pour ne pas dire neuf sur dix, mais ils ont trinqué quand même. Il fallait marquer le coup. On ne peut passer cela sous silence», a expliqué dimanche le sélectionneur Raymond Domenech. «Maintenant, il faut réussir ce match en Ukraine pour justifier que l’on avait besoin de personne pour se qualifier».
Samedi à Glasgow, et grâce à un but de Christian Panucci dans le temps additionnel, les champions du monde italiens ont terrassé l’Ecosse et ont obtenu leur billet pour le championnat d’Europe des nations, qualifiant du même coup la France, son adversaire malheureux de la finale du Mondial en Allemagne.
«Ce résultat nous qualifie, c’est une bonne chose, mais tout le mérite en revient à l’équipe de France et à un groupe sérieux depuis le début de la compétition», a souligné le milieu récupérateur Claude Makelele. «Je tire un bilan positif de cette campagne des éliminatoires. Nous avons eu un super groupe, qui a su faire les choses comme il faut», a poursuivi le joueur de Chelsea qui a assuré, au passage, être disponible pour l’Euro si on fait appel à lui. La France est assurée de terminer à une des premières places qualificatives du groupe B malgré deux défaites face à l’Ecosse (1-0 dans les deux cas) qui, selon Domenech, ont joué un rôle positif.
«Ces deux claques nous ont mis dans le doute alors que tout allait bien. La pression est venue et c’était pas mal», a indiqué le patron des Bleus. «Pour certaines équipes, ce sont les matches que l’on gagne qui sont importants, mais pour cette génération ce sont les matches perdus qui le sont. On s’est rendu compte que l’on ne pouvait pas se permettre de passer deux fois au travers».
Claude Makelele situe lui le moment-clef de la qualification lors du déplacement mouvementé aux Iles Féroé qui suivait justement le deuxième revers contre l’Ecosse.
Arrivés trois heures avant le coup d’envoi après un voyage des plus mouvementés et un interminable périple aérien, les Tricolores avaient parfaitement assuré le coup en s’imposant 6-0.
«J’ai senti un groupe très solide. Personne ne s’est plaint et face à une situation difficile l’équipe de France a su se remobiliser et faire ce qu’il fallait», a témoigné le milieu récupérateur.
Mercredi soir à Kiev, la France bouclera son parcours de la phase qualificative par un match devenu sans enjeu. Sans la victoire «azzurra» à Glasgow, les Bleus auraient dû au moins prendre un point en Ukraine pour disputer l’Euro 2008.
«La rencontre face à l’Ukraine reste un match de qualification, on ne le voit pas comme un match de préparation à l’Euro», a indiqué le défenseur central William Gallas. «Nous étions partis dans l’idée de faire un résultat à Kiev, il faut s’y tenir et terminer le travail». Domenech aurait préféré que la visite en Ukraine conserve son contenu car il considère que sa troupe, considérablement rajeunie depuis le Mondial, a encore besoin de s’aguerrir mais il ne s’attend pas pour autant à une rencontre facile face à une équipe d’Ukraine qui «veut absolument battre la France».
«Ce match en Ukraine donnera des idées permettant de confirmer certaines choses, mais ce sera le cas de chaque match international ou de club de tous les candidats à une place au championnat d’Europe», a précisé Domenech.










