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Chico et Gaucho, des «fous» du Dakar venus d’Amazonie

© D.R

«Nous sommes des fous ! Mais des fous du rallye! Nous avons des frissons dès que nous réalisons que nous sommes là». Les deux Brésiliens portent bien leur gentille folie à l’entrée de chaque bivouac. L’un est grand, sec et a 43 ans: Rudolfo André Novak, c’est Chico. L’autre est plus petit, rond, roux et a 26 ans: Diego Moewius, c’est Gaucho.
Point commun, ils ont la même KTM 990 cc et portent la tenue orange et noire de l’écurie autrichienne comme les champions, mais achetée dans les boutiques de souvenirs du coin.
Ce binôme pointe tous les soirs à l’entrée des bivouacs «pour espérer voir les vedettes, surtout Marc Coma» mais aussi pour vivre leur heure de gloire.
Il faut en effet voir ces enduristes amateurs déambuler au milieu de la foule : «ils pensent que nous sommes des concurrents», s’amusent-ils, pourtant interdits de bivouac car sans accréditation. «C’est une épreuve historique qui a lieu en Amérique du Sud. Nous ne pouvions pas rater ça. C’est la chance d’une vie», explique Chico, qui ne ratait rien de l’épreuve africaine les années précédentes, «grâce à la TV, Internet et la presse». «Dès que nous avons su le parcours du Dakar, nous avons programmé cette aventure», rebondit Gaucho, qui travaille dans une entreprise de construction. Car suivre le Dakar est pour eux une aventure en soi.
Il leur a d’abord fallu parcourir 5.000 km à travers le Brésil pour trouver le concessionnaire KTM capable de leur fournir l’engin adéquat.
Ensuite, retour à la maison pour préparer le Dakar, avec la première galère, «une panne d’essence à 100 km de la station la plus proche».
Parti le 15 décembre de Manaus, le duo a descendu -pour la 2e fois- tout le Brésil puis traversé l’Uruguay avant de se retrouver à Buenos Aires pour le départ de l’épreuve, le 3 janvier. Soit un périple de 15.000 km à leur retour à Manaus fin janvier.

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