ALM : Comme tout entraîneur qui opte pour la continuité au sein de la même équipe, quel jugement êtes-vous en mesure de porter sur la JSM version 2007 / 2008 ?
Hassan Moumen : Je ne peux parler de l’équipe actuelle sans évoquer le travail réalisé au cours de la saison écoulée. D’une équipe reléguable lors de la phase aller, on est arrivé à se classer septième à la fin du championnat. C’est dire qu’un travail à la base a été effectué. Un travail qui a réconforté dirigeants, joueurs, supporters et staff technique. Et c’est dans cet élan de réussite que nous avons entamé les entraînements de cette saison avec un groupe constitué de cinquante joueurs dès le 16 juillet. Une deuxième phase de préparation a eu lieu à Ifrane avec un effectif de trente quatre joueurs du 10 au 22 août. Un stage avec double objectif : peaufiner la préparation physique de chaque joueur et assurer la cohésion collective du groupe. Puis, de nouveau, on est retourné à notre centre d’entraînement à Benslimane avec une série de rencontres avec les équipes de Casablanca, Rabat, Kenitra et Khémisset.
Ne pensez vous pas que les départs de Sagim pour le WAC, de Lamrani pour le MAS et la retraite de Lachguar, l’enfant prodigue de l’équipe, peuvent infléchir le rendement du groupe ?
Les départs de ces grands joueurs ont été comblés par des recrutements en mesure d’apporter d’autres solutions tactiques, mais aussi pour améliorer le rendement collectif. A ce sujet, je suis satisfait de l’apport des nouveaux qui ont vite intégré le collectif et ont redoré le gazon terni d’une formation en quête de consécration. Des joueurs de la trempe de Brazi, Jbilou, Bouhamza, Othman, Mandione, Hassi ne sont pas à présenter alors que l’incorporation de jeunes talents de la ville de Laâyoune comme Fadili, Lahzam et Bilal assure la relève. Faire un amalgame subtil de l’expérience des uns et de la vivacité des autres est entrain de se concrétiser sur le terrain.
Une fois l’ossature de l’équipe constituée, vous vous êtes attelé à l’élaboration d’objectifs à atteindre. Peut-on les connaitre ?
Depuis plusieurs saisons, la JSM débutait mal sa saison et se débattait au bas du tableau. Cette année, nos aspirations sont grandes car si on a pu occuper la septième place à la fin du championnat précédent, pourquoi ne pas viser les cinq premières places pour pouvoir participer à une compétition continentale et représenter notre pays à l’échelon international ? Cela réconfortera les efforts louables des dirigeants et de toute une ville pour assumer l’honneur de représenter le Maroc.
Le sport comme vecteur de développement et gage de réussite pour les jeunes est aussi un engagement à l’égard des idéaux défendus par tout un pays. C’est toute une symbolique que nous visons à réaliser.
Une fois les objectifs rondement menés puisque vos derniers résultats en sont une preuve irréfutable comment maintenir cet élan et éviter les difficultés de parcours ?
Notre stratégie se base sur les spécificités de la région et ses caractéristiques tout en essayant de gérer les entraînements avec deux groupes un à Laâyoune et l’autre à Benslimane. Cela peut modérer l’élan convoité. La JSM est en perpétuel déplacement entre Laâyoune et Benslimane avant de relayer les autres villes. Benslimane comme carrefour pour les déplacements et la préparation de l’équipe.
Certes, à Benslimane, nous disposons de tous les moyens pour bien se préparer seulement on ne peut le faire avec la totalité de l’effectif.
Cela nous oblige à travailler avec deux staffs techniques et deux programmes d’entraînements spécifiques pour assurer la synergie et la disponibilité du groupe. Tous les joueurs ont compris que notre force réside dans notre solidarité technico tactique. C’est un atout à défendre jalousement. L’homogénéité est essentielle pour la réalisation des objectifs tracés. C’est notre secret et le facteur déterminant qui nous a permis de réaliser un bon début de saison.









