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La Belgique défie l’Espagne Le choc des titans pour une place dans le dernier carré mondial

© D.R

Duel
Pour le choc des quarts de finale entre l’Espagne et la Belgique à Los Angeles, l’Europe retient son souffle. Entre une Roja imperméable et des Diables Rouges féroces en attaque, ce duel s’annonce comme l’un des sommets les plus attendus de ce tour.


Choc de titans à Los Angeles. Ce vendredi, l’Espagne, championne d’Europe au verrou défensif inviolé, défie une Belgique au potentiel offensif retrouvé pour une place en demi-finale. Entre la maîtrise tactique de la Roja et la fougue des Diables Rouges privés d’Onana, l’Europe s’apprête à vibrer pour ce choc des quarts de finale endiablé.

Une muraille ibérique face au réveil des Diables
Le Stade de Los Angeles sera le théâtre d’une confrontation de styles majeure. D’un côté, l’Espagne, championne d’Europe en titre, affiche une sérénité défensive impressionnante. La Roja n’a toujours pas encaissé le moindre but en cinq rencontres dans cette compétition. Après avoir balayé l’Autriche (3-0), les hommes de Luis de la Fuente ont fait preuve de patience pour faire sauter le verrou portugais (1-0) au tour précédent, portés par un entrejeu souverain emmené par Rodri et Pedri.
Face à eux se dresse une équipe de Belgique transfigurée. Sous la houlette de Rudi Garcia, les Diables Rouges ont connu un démarrage progressif avant d’enclencher la vitesse supérieure. Leur victoire renversante contre le Sénégal (3-2) suivie d’une démonstration de force face aux États-Unis (4-1) ont replacé les Belges parmi les épouvantails de ce tournoi. La connexion entre Kevin De Bruyne et l’insaisissable Jérémy Doku tourne à plein régime.

Le casse-tête du milieu belge
Le principal défi de Rudi Garcia résidera dans la gestion du milieu de terrain. La Belgique doit composer avec le forfait dramatique d’Amadou Onana.
Le joueur souffre d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit et est forfait pour la suite de la Coupe du monde comme l’a annoncé la Fédération belge. Il était sorti blessé mardi à Seattle après vingt minutes de jeu lors du huitième de finale. Le sélectionneur Rudi Garcia avait alors redouté «une blessure sérieuse».
«Les examens médicaux ont malheureusement confirmé qu’Amadou souffre d’une rupture du ligament croisé antérieur. C’est une très mauvaise nouvelle, tant pour lui personnellement que pour l’équipe», a indiqué le médecin de l’équipe Brahim Hacene.
«En concertation avec le joueur et son club (Aston Villa), il a été décidé qu’Amadou resterait avec le groupe au moins jusqu’à l’issue du quart de finale», a précisé le communiqué de la Fédération belge.
Pour le remplacer face au trio technique espagnol, le staff belge devrait accorder sa confiance à Hans Vanaken aux côtés de Youri Tielemans. En attaque, Charles De Ketelaere pourrait être reconduit en pointe, laissant Romelu Lukaku dans un rôle de super-sub.

Côté espagnol, la stabilité est le maître mot
Le duo de charnière Aymeric Laporte – Pau Cubarsí sera de nouveau aligné pour protéger Unai Simón. Sur les ailes, la jeunesse triomphante de Lamine Yamal et Nico Williams aura pour mission de déstabiliser les latéraux belges Timothy Castagne et Maxim De Cuyper.

Un ticket pour le dernier carré
L’enjeu est colossal : une place en demi-finale de la Coupe du Monde. Le vainqueur de ce sommet européen rejoindra le dernier carré pour y affronter le gagnant de l’autre quart de finale très attendu entre la France et le Maroc. L’arbitre anglais Michael Oliver aura la lourde tâche de diriger les débats de cette rencontre qui promet déjà d’entrer dans l’histoire du football moderne. Coup d’envoi ce vendredi à 20h00.

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