Le Brésil qualifie la Turquie

Comme le Sénégal, la Turquie s’est qualifiée pour la première fois de son histoire pour les huitièmes de finale du mondial-2002 de football après avoir dominé, jeudi à Séoul, la Chine sur le score fleuve de 3 à 0. Mais aussi et surtout grâce à la victoire du Brésil sur le Costa Rica par 5 à 2.
Les coéquipiers d’Hakan Sukur ont décroché leur billet pour le second tour grâce à une meilleure différence de buts. Contre des Chinois, courageux mais inexpérimentés, les Turcs devaient sortir leur grand jeu et s’imposer en attendant le résultat de l’autre rencontre du groupe C qui se jouait à Suwon. Mission accomplie puisqu’ils sont parvenus à surclasser leurs adversaires du jour. Neuf minutes leur suffisaient pour faire la différence.
D’entrée, les Turcs ont imposé leur jeu sur des Rouges qui n’avaient rien à perdre, mais tout à gagner. Dès la 6e, l’inévitable Hasan Sas profitait d’une mésentente entre deux défenseurs chinois pour subtiliser le ballon et adresser un tir puissant au fond des filets. Trois minutes plus tard, son coéquipier Bulent doublait le score. Après ces deux buts, les Turcs ont baissé le rythme pour gérer tranquillement leur match. À six minutes de la fin de la rencontre, Umit Davala aggravait la marque pour mettre définitivement les siens à l’abri. Une victoire méritée, mais qui n’aurait servi à rien si elle ne s’était pas accompagnée d’une défaite du Costa Rica face à la Seleçao. Même si assurés de leur qualification avant la rencontre, les vice-champions du monde ont joué à fond jusqu’à la dernière minute, alors que les Costaricains n’avaient besoin que d’un match nul pour accéder aux huitièmes de finale. Au prochain tour, la Turquie sera opposée au premier du groupe H, le 18 juin à Miyagi (Japon).
Pour sa part, le Brésil, qui reste sur trois victoires consécutives depuis le début de la coupe du monde, affrontera en huitièmes de finale lundi à Kobe au Japon, le deuxième du groupe H qui comprend le Japon, la Belgique, la Russie et la Tunisie. Selon le sélectionneur de la Seleçao, Luiz Felipe Scolari, le Brésil «fait partie d’un groupe d’équipes qui ont de bonnes chances» de remporter la coupe du monde. «Nous comprenons que les gens nous voient comme des favoris mais nous ne nous considérons pas comme tels. Nous faisons juste partie d’un groupe d’équipes qui ont de bonnes chances», a déclaré ce dernier après la victoire de son équipe sur le Costa Rica.
Pour lui, l’élimination prématurée de deux équipes considérées comme grands favoris, en l’occurrence la France et l’Argentine, «ne changeait rien» pour son équipe. «Les équipes qui restent ont plus de qualités que celles qui se font sortir », a-t-il lancé.

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