Le Brésil rassure

Le Brésil s’est qualifié dans la souffrance, lundi à Kobe, après sa victoire sur la Belgique par 2 à 0. En quart de finale, la Seleçao retrouvera sur son chemin un adversaire de gros calibre, à savoir l’Angleterre, le 21 juin à Shizuoka. La star anglaise, David Beckham, venu en espion dans la tribune d’honneur, a dû apprécier la partie. Le stade de Kobe aussi. Ils étaient plus de 42.000 supporteurs, tous, ou presque, portant des maillots jaune et vert. Il faut dire que face aux coéquipiers de Ronaldo, les Belges n’ont pas démérité. Ils ont défendu crânement leur chance jusqu’à la dernière minute.
S’appuyant sur un collectif bien rodé et des éléments expérimentés, les diables rouges se sont créés les occasions les plus nettes du match, grâce notamment au vétéran Marc Wilmots, et sont passés tout près de l’exploit. Dès la première minute, le jeune prodige Mpenza obligeait Marcos à une claquette. Puis, Vanderhaeghe frappait juste à côté des buts brésiliens.
Sur un centre de Mpenza, Verheyen plaçait une tête au-dessus des buts du gardien brésilien. Mais, encore une fois, le Brésil a fait la différence grâce à son expérience et ses individualités techniques. L’homme du match a été incontestablement l’attaquant du FC Barcelone, Rivaldo.
Dos au but, l’ex-ballon d’or a amorti de la poitrine un bon centre de l’attaquant de Paris-Saint-Germain, Ronaldinho, avant de mettre la balle au fond des filets (67ème mn), ne laissant aucune chance au portier belge. Le second but de la partie a été inscrit par le revenant Ronaldo à trois minutes de la fin de la rencontre sur un centre de Kleberson. «El fenomeno», qui a déclaré vouloir marquer au moins une fois par match, tient jusqu’à maintenant son pari. En inscrivant le deuxième but du Brésil, l’attaquant du club italien de l’Inter Milan porte son compteur de buteur à cinq réalisations et par la même rejoint le buteur allemand Miroslav Klose. Depuis le coup d’envoi de la coupe du monde, le Brésil est la seule équipe à avoir remporté ses quatre rencontres. Des résultats rassurants qui font de lui l’un des plus grands favoris pour la coupe du monde après l’élimination de la France et de l’Argentine. En attendant, les hommes de Scolari devront barrer la route aux Anglais d’Ericsson. Ce qui ne sera pas une mince affaire, vu le bon parcours des coéquipiers de Beckham. Quant aux diables rouges, victimes de leur jeu spectaculaire, ils quittent la compétition la tête haute.

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