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Le Dakar dévié

© D.R

Que serait le Paris-Dakar sans son lot de surprises et de rebondissements ? Pour sûr, il n’aurait jamais atteint une telle renommée si ses épisodes étaient plats, sans suspense ni soubresauts. Ainsi, l’édition actuelle, qui a été entamée le Jour de l’An, aura tenu toutes ses promesses en la matière, en conformité avec la règle. Aujourd’hui vainqueur, demain perdant ou égaré dans le fin fond du désert, tel est le Dakar. Sur un autre plan, la surprise aura également été au rendez-vous. En effet, à peine clôturée la 9e étape, reliant Tidjikja à Nema en Mauritanie, les pilotes ont été étonnés de se voir octroyer un week-end de répit. Inattendu, ce week-end de repos est la conséquence de l’annulation des 10e et 11e étapes du rallye, qui devaient se dérouler au Mali. La première devait se disputer samedi entre Nema et Mopti, la seconde devait relier, dimanche, Mopti à Bobo, au Burkina Faso. L’étape malienne a donc tout bonnement été zappée par la direction de la course qui a évoqué des raisons de sécurité. En effet, alertée par des « mouvements de bandes difficilement contrôlables», la direction a préféré annuler ces deux courses. Cette décision fait suite à une série de consultations avec Paris, au niveau du Quai d’Orsay, qui a conseillé à l’instance organisatrice de «neutraliser» l’étape malienne. Cette décision intervient également après consultation des autorités maliennes. Cependant, du côté du Mali, les autorités n’ont cessé d’être rassurantes à ce propos, se portant garantes de la sécurité de leur territoire. «Nous avons pris des dispositions sécuritaires, nos troupes sont présentes sur le terrain, elles contrôlent entièrement toute la zone, vraiment il n’y a pas lieu de s’inquiéter », avait souligné le colonel Salif Traoré, du comité malien d’organisation du rallye, dans une déclaration reprise par l’agence Reuter. Mais il fallait plus pour balayer les craintes des uns et des autres et la sentence, aussi affligeante soit-elle pour le pays concerné, a fini par tomber. On imagine aisément la frustration des autorités maliennes, qui ont dû s’attendre à ce que la caravane mécanique traverse leur pays, avec toutes les retombées, surtout économiques, mais aussi politiques, que cela devait avoir. En conséquence, les pilotes ont entamé samedi une liaison coriace, de quelque 927 kilomètres, et ont dû en voir de toutes les couleurs, surtout avec la fatigue accumulée à l’issue de dix jours de compétition intense. Au lieu de mettre le cap sur Mopti, les concurrents ont directement été déviés sur Bamako. Toutefois, la direction de la course a préféré alléger les souffrances des motards, qui n’ont pas été amenés à parcourir l’étape sur leurs montures, mais plutôt en avion. Ce qui n’est pas le cas des pilotes-auto qui devront se farcir les 927 kilomètres. La neutralisation de l’étape malienne a, cependant, allongé la durée de repos de tous les prétendants. En effet, le Dakar doit observer, ce lundi, un repos d’une journée figurant sur le programme. Ce week-end sabbatique aura ainsi permis aux pilotes de mieux recharger leurs batteries. Ils en auront bien besoin, le challenge n’ayant pas encore épuisé son dernier souffle.

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