Le Raja de Béni Mellal joue ses dernières cartes pour éviter le naufrage

Le Raja de Béni Mellal joue ses dernières cartes pour éviter le naufrage

Il a enregistré sa première victoire de la saison

La situation dont pâtit le club mellali ne s’est point améliorée malgré cette victoire qui intervient avec énormément de retard.

Ce n’est que lundi dernier que le Raja de Béni Mellal a chassé le signe indien qui lui colle à la peau depuis le début de la saison 2019-2020. Le club qui a retrouvé l’élite de la Botola, après avoir passé six saisons en deuxième division, a fini enfin par enregistrer la première victoire de la saison à domicile face au Rapide Oued Zem (1-0), en match comptant pour la 20è journée de la Botola Pro D1.

En dépit de cette victoire, le Raja de Béni Mellal demeure lanterne rouge.

Plongé dans une crise «sans précédent», le Raja de Béni Mellal joue ses dernières cartes pour éviter le naufrage.

En effet, avec 8 points seulement en 20 journées (cinq nuls, une victoire et treize défaites), la situation dont pâtit le club mellali ne s’est point améliorée malgré cette victoire qui intervient avec énormément de retard.

Ainsi, avec cette crise qui semble aller en s’aggravant, le club à la riche histoire s’achemine tout droit vers un retour à l’étage inférieur, à moins d’un miracle qui paraît loin de se produire. De l’avis de plusieurs observateurs de la scène footballistique, les origines de cette crise ne sont pas seulement conjoncturelles mais remontent à l’année précédente, bien que l’équipe ait réussi l’exploit de sa montée en première division. Seulement, il semble que les difficultés se sont accumulées en raison de «plusieurs facteurs structurels qui concernent la gestion, la gouvernance, l’absence d’un comité directeur harmonieux et d’un projet sportif prometteur et organisé».
Selon d’autres spécialistes, ladite crise n’est pas liée à un problème de résultats, mais plutôt à une «pression psychologique» qui ne cesse de croître chez les joueurs.

Pour des supporters, la crise est bien loin d’une simple mauvaise gestion ou de problèmes financiers, mais résulte des mauvais choix portés sur certains joueurs qui n’ont apporté aucune valeur ajoutée pour l’équipe, et du départ de joueurs expérimentés, ce qui n’a fait que replonger le club dans le doute et partant, dans une crise de résultats pour se retrouver dans les méandres du classement.

Le club, champion du Maroc en 1973, a fait son retour spectaculaire dans l’élite après 7 ans d’absence suscitant de l’intérêt et de la joie auprès de ses supporters qui ont vécu une nuit blanche inoubliable dans les différents coins de Béni Mellal suite à la montée du RBM en première division.

Tour à tour, trois entraîneurs se sont succédé à la barre technique pour extirper le club de cette crise étouffante. Après Mourad Falah avec qui l’équipe a réussi son assension, le choix de la direction s’est porté sur un expérimenté du football national en la personne de Aziz El Amri. Cependant, ce recrutement ne s’est pas avéré fructueux et Mohamed Madihi a été invité à sauver les meubles. Réaliste, ce dernier et en des termes on ne peut plus clairs avait clairement indiqué que le RBM est sur la voie inévitable de la relégation jugeant que le retour en deuxième division n’est point humiliant.

La Botola Pro D1 est loin d’être terminée. Bien que ne possédant que d’infimes possibilités pour le maintien parmi l’élite, les Mellalis disposent encore mathématiquement de chances pour assurer leur survie.

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