Sports

Le tribunal arbitral du sport est sous stress

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«Depuis que le sport est rentré dans la sphère professionnelle, il y a de plus en plus d’intérêts financiers en jeu liés au fait d’avoir une médaille ou un titre, et donc il y a de plus en plus de litiges», a souligné M. Reeb lors d’une conférence de presse.
C’est derrière les murs du Château de Béthusy, ancien centre de commandement de l’armée suisse basé sur les hauteurs de Lausanne, que les arbitres de ce tribunal unique décident généralement du sort ultime d’un athlète.
Imaginé par l’ancien président du Comité international olympique (CIO) Juan Antonio Samaranch comme une Cour suprême du sport, le TAS a vu officiellement le jour le 30 juin 1984. Lausanne, la ville de l’olympisme, a été tout naturellement retenue pour site, permettant à ce tribunal du dernier ressort d’être sous statut juridique suisse, ce qui signifie que ses décisions ne peuvent être contestées que devant le tribunal fédéral de ce pays.
Si en 1995, le TAS n’avait que 13 cas à traiter, le nombre d’affaires bondit après la reconnaissance de ses compétences par la puissante Fédération internationale de football (FIFA) en 2002 pour atteindre 271 en 2004, année des jeux Olympiques d’Athènes.

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