Les Tricolores ont balbutié pendant cinq minutes (2-2) avant d’illustrer le gouffre qui sépare un champion olympique d’une équipe de niveau Nationale 3, soit le cinquième échelon hexagonal, selon l’évaluation de Claude Onesta.
A part quelques gestes spectaculaires offerts au public, et à leurs adversaires, notamment un kung-fu de Michaël Guigou sur une passe de Luc Abalo, ou encore une roucoulette de ce dernier, meilleur marqueur du match (10 buts), les Français n’ont pas fait dans la fantaisie.
Appliquant la consigne de l’entraîneur, ils ont su «gérer leur degré de retenue» pour l’emporter proprement sans risquer la blessure. Leur sérieux en défense leur a permis de marquer un maximum de buts en contre. Le sélectionneur a donné du temps de jeu aux joueurs les moins utilisés depuis le début du tournoi, comme Franck Junillon, Sébastien Bosquet, Guillaume Joli ou le gardien de Montpellier Daouda Karaboué, qui s’est bien amusé sur les tirs un peu faiblards des «Aussies» (9 arrêts sur 12 tentatives en première période).
«Je n’avais pas eu beaucoup de ballons ni de temps de jeu dans les deux premiers matches. Je n’avais pas été très bon non plus. J’avais envie de faire de bonnes choses pour me mettre en confiance avant les deux gros matches qui arrivent», a dit Joli, l’ailier de Chambéry, auteur de sept buts.
Le pivot de Toulouse Christophe Kempé, légèrement blessé la veille contre l’Argentine, n’a pas joué, pas plus que l’ailier Sébastien Ostertag, qui tente de se remettre d’une entorse à une cheville ou que Daniel Narcisse, un peu souffrant depuis le début du tournoi.
Il n’y a évidemment guère d’enseignements à tirer d’une telle rencontre, vu la faiblesse de l’adversaire, bien résumée par l’ovation reçue par les Australiens au moment de leur quatrième but, marqué après 27 minutes de disette. Les Bleus en avaient déjà inscrit 25.
L’Australie, qui n’a gagné qu’un match en cinq participations au Championnat du monde, avait reçu des corrections comparables contre les Hongrois et les Slovaques.









