ALM : Quel effet cela vous fait d’être le premier Marocain sur un circuit du WTCC ?
Mehdi Bennani : Je suis fier d’avoir été sélectionné par la Fédération internationale de l’automobile, (FIA ), surtout que ce circuit a connu la participation de grands pilotes de renommée internationale. J’ai occupé la 10ème place, mais j’ai été le premier de ma catégorie devant les grosses pointures de cette discipline. J’espère que dans les années à venir, on pourra faire encore mieux et pourquoi pas remporter le championnat du monde. Actuellement, il y a beaucoup de jeunes Marocains qui commencent à s’intéresser de près au sport automobile, surtout avec la création de notre premier circuit dans le Royaume.
Comment se sont déroulés les préparatifs pour le «Race of Morocco» ?
La préparation pour cette course, qui a été la première manche en Afrique, s’était très bien déroulée, notamment avec les tests de deux jours que nous avons effectués sur le circuit de Magny-Cours en France.
C’était ma première prise en main effective d’un bolide dans le cadre du Championnat du monde des voitures de tourisme (WTCC). Je me suis âprement battu, puisque je me suis retrouvé parmi les meilleurs pilotes du plateau.
Pensez-vous toujours accéder au Championnat des World Series by Renault, qui est l’une des anti-chambres pour la Formule 1 ?
C’est déjà une partie de mon rêve. Mon principal objectif est d’être sélectionné pour s’inscrire au championnat du monde de Formule 1, et pourquoi pas représenter le Maroc et le monde arabe dans cette épreuve. Mais, il faut s’entraîner dur et avoir beaucoup de chance pour y accéder. Car, la F1 reste la discipline reine du sport automobile.
Il n’y a pas assez de pratiquants des sports automobiles au Maroc. Est-ce parce que ces sports sont réservés exclusivement aux riches ?
Dans l’absolu, la course automobile n’est pas un sport réservé aux riches. Certes, les différentes disciplines coûtent cher mais en premier lieu, le Maroc a besoin de pilotes passionnés qui possèdent de vraies aptitudes pour populariser ce sport et défendre les couleurs du Maroc partout dans le monde.
Comment peut-on former un pilote performant ?
Un pilote doit passer par plusieurs étapes en ne brûlant aucune. J’ai commencé par le karting, avant de passer aux monoplaces. D’abord avec la formule Renault, puis celle de BMW, les World Series by Renault, puis la F3000.
Comment voyez-vous la saison 2009 ?
J’espère pouvoir participer à tous les rendez-vous à la saison 2009 du WTCC, afin de montrer mes capacités et mes performances et gagner la confiance de tous ceux qui m’ont soutenu.
Je compte beaucoup sur le soutien de mes parents, du public et des partenaires marocains que j’aimerais sensibiliser sur l’énorme enjeu que représente la présence d’un pilote marocain dans un Championnat du monde automobile.









