ALM : Vous participez aux Jeux olympiques pour la deuxième fois. Comment allez-vous aborder le rendez-vous de Londres?
Meriem Alaoui Selssouli : Mon objectif dans cette deuxième participation aux Olympiades est d’occuper l’une des trois places du podium. Sachant que la concurrence s’annonce rude et le niveau des athlètes très élevé. Il faut dire que je serai face aux athlètes kényanes et éthiopiennes, notamment celles qui se sont fait remarquer dans les différents meetings organisés cette année. Mais je rêve d’entendre l’hymne national retentir à Londres.
Et les préparatifs?
Les préparatifs vont bon train. En ce moment, je suis à Ifrane en compagnie de mon coach. Je m’entraîne presque chaque jour. Je vais participer au meeting Mohammed VI le 27 de ce mois pour augmenter mes chances. Je dois me donner à 100% puisque malheureusement nous n’avons qu’un seul meeting au Maroc. Je tiens à vous dire que les Jeux olympiques représentent pour moi le début d’une aventure. Devenir un sportif olympique, c’est entrer dans la cour des grands. Pour certains, les Olympiades représentent quatre années de préparation. Les athlètes se surpassent. On va avoir une peur, qu’il faudra apprivoiser et se transcender.
Vous avez été secouée par l’affaire du dopage lors des Mondiaux de Berlin. Comment allez-vous dépasser ce souvenir aux JO de Londres?
Je ne trouve pas les mots pour m’exprimer. On m’a porté préjudice et je tiens à vous dire que ce n’est pas moi qui ai été visée. Tout le monde approuve que je suis innocente de cette affaire. Maintenant je suis revenue plus forte que jamais et je n’ai pas envie de me rappeler le passé.
À votre avis comment se porte actuellement l’athlétisme national?
Depuis que la Fédération royale marocaine d’athlétisme a mis en place de bonnes conditions, cela a beaucoup encouragé les jeunes athlètes à fournir plus d’effort pour redorer le blason de la discipline. Je reste optimiste quant à l’avenir de l’athlétisme national. Nous avons, comme j’ai déjà dit, une armada de jeunes talents qui vont assurer la relève, notamment avec l’ouverture de l’Académie Mohammed VI à Ifrane ainsi que plusieurs centres dans d’autres régions.










