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Paris-Dakar : une 5ème étape palpitante

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La seconde étape marocaine du rallye-raid Dakar-2004 s’est déroulée entre Errachidia et Ouarzazate. Longue de 575 km, dont 337 bornes de course spéciale, cette étape correspond à la sixième de cette 26e édition. Composée de pistes caillouteuses, de tronçons sablonneux, oueds, canyons, sinuosités et autres ergs, cette étape donne, en fait, un large aperçu sur l’étape africaine du rallye légendaire. L’on peut de facto avancer que le Paris-Dakar vient à peine de débuter. Au bout de ce vrai parcours du combattant, c’est l’équipage français, composé de Stéphane Peterhansel, au volant de sa Mitsubishi, et son coéquipier Jean-Paul Cottret, qui se sont imposés avec une large avance sur les autres concurrents. Les vainqueurs ont toutefois franchi la ligne d’arrivée de façon insolite, en poussant leur véhicule suite à un problème de transmission. Situation d’autant plus déplaisante qu’elle leur a coûté 5 minutes de pénalité. En dépit de ce désagrément, le duo français, culminant en tête du classement général, aura réussi à aggraver l’écart avec les autres équipages. Sur cette spéciale qu’il a achevée au bout de 3h 14min 11secs, il a devancé de 4min 35secs la Mitsubishi du Japonais Hiroshi Masuoka, qui avait remporté les éditions 2002 et 2003 du Parid-Dakar. Du coup, Peterhansel a fait un grand pas en avant, avec 6min 12secs sur les Japonais et 15min 33secs sur les troisièmes au classement général, le Belge Grégoire De Mevius et son co-pilote français, Alain Guehennec, à bord de BMW. La troisième place de cette spéciale de 337 km a été l’oeuvre des Sud-Africains Giniel De Villiers et François Jordaan, à bord d’une Nissan. Ces derniers ont bouclé l’étape 12min 55secs après les vainqueurs. Les autres prétendants étant à plus de 13 minutes derrière, l’équipage français aura tiré profit au maximum de cette rude étape. Vainqueur de la spéciale la veille, le Finlandais Ari Vatanen, au volant d’une Nissan, n’était pas dans son jour de chance. Confronté à des problèmes de pneus, il a accusé un retard de plus d’une demi-heure. En deux roues, les pilotes ont dû souffrir avant de boucler l’étape, la constitution complexe du terrain ayant fait valoir ses droits. À l’issue d’un dur labeur, c’est l’Espagnol Isidre Esteve Pujol sur KTM, leader du classement général, qui s’est adjugé la spéciale, au bout de 3h 44min 27secs. Son compatriote Nani Roma, sur KTM aussi, franchira l’arrivée 16secs plus tard. L’Italien Fabrizio Meoni, chevauchant une KTM également, les talonnera avec 22secs de retard. Le vainqueur des trois éditions précédentes du Dakar, Richard Sainct sur KTM, semble avoir mis fin au rêve d’un quatrième titre consécutif. Le Français n’a pu obtenir mieux que la 8e place de cette spéciale, soit à 5min 14secs du vainqueur. En parallèle aux difficultés et à l’impraticabilité de la piste, Richard Sainct comptait un autre handicap. En effet, victime d’une chute sérieuse lors de la quatrième étape, caractérisée par de nombreux incidents la veille, Sainct s’est ouvert l’avant-bras et fut infligé de huit de suturs. Une blessure qui a certainement pesé de tout son poids sur la prestation du triple vainqueur. Par ailleurs, Isidre Esteve Pujol trône désormais en tête du classement général, totalisant 36secs d’avance sur l’Italien Fabrizio Meoni et 59secs sur le Français Cyril Després, siégeant respectivement en seconde et troisième places.

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