Pas question de regarder les matches au bureau

Pas question de regarder les matches du mondial-2002 pendant le travail pour les fonctionnaires et employés japonais, en dépit du vent de folie inédit qui s’est emparé du pays à l’approche d’un match décisif vendredi pour la qualification en huitièmes de finale. La plupart des écoliers devraient pouvoir regarder la partie Japon-Tunisie sans rater de cours puisque le coup d’envoi sera donné à 15 h30 (06 h30 GMT) bien après la sortie des classes. Le reste du pays sera en revanche prié de rester à son poste de travail. Chez Toyota Motor, « Aucun changement n’a été prévu sur le lieu de travail parce que nous sommes là pour travailler, pas pour nous amuser », a expliqué une porte-parole. Même son de cloche chez Honda ou chez l’électronicien Matsushita, pourtant basé à Osaka, où le match aura lieu. Les fonctionnaires seront logés à la même enseigne même si des télévisions sont installées dans certains bureaux pour que les hauts commis des ministères des finances ou des affaires étrangères se tiennent au courant de l’actualité.
«Nous ne regardons la télévision que lors des journaux télévisés ou des débats parlementaires, pas les matches du mondial ou d’autres émissions pendant nos heures de travail», a expliqué un porte-parole du ministère des finances. À Yamagata (nord), le gouverneur a pourtant jugé nécessaire d’interdire formellement aux fonctionnaires de la région de s’installer devant les téléviseurs placés dans l’entrée de la préfecture ou même de vérifier le score sur des sites Internet. «La coupe du monde n’a aucun lien avec notre travail. Nous n’autorisons pas les fonctionnaires à surfer sur Internet pour voir les résultats parce que cela reviendrait à regarder la télévision», a expliqué un responsable. Ce ne sera pas différent à Osaka. «Demain ne sera pas un jour spécial pour nous. C’est un jour de travail normal.
Les fonctionnaires ne sont pas supposés regarder la télévision, sauf pour des situations exceptionnelles et les nouvelles», a expliqué un responsable. «Aucune instruction spécifique n’a été donnée pour interdire aux cadres de regarder la télévision, mais il est très improbable qu’ils le fassent», a-t-il estimé.
L’attitude japonaise tranche nettement avec celle de la Corée du Sud, où les écoles, usines et bureaux se sont pratiquement immobilisés lundi lors du match historique de l’équipe nationale contre les Etats-Unis.

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