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Petkovic, le sélectionneur de l’Algérie qui connaît si bien la Suisse

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Devoir et émotions
L’actuel sélectionneur des Verts va retrouver la Suisse en seizièmes de finale du Mondial 2026, une équipe dont il a écrit les plus belles pages de l’histoire moderne pendant sept ans.


Sélectionneur de la Nati de 2014 à 2021, le Bosnien, naturalisé suisse Vladimir Petkovic, désormais à la tête de l’Algérie, affronte l’équipe de son pays d’adoption qu’il a longtemps façonnée, en 16e de finale du Mondial-2026, jeudi à Vancouver.
«Même s’il y a quelques nouveaux visages, plusieurs joueurs ont évolué avec moi. Je connais donc bien cet effectif», a-t-il expliqué au soir du match nul des Fennecs contre l’Autriche (3-3) qui leur a permis de franchir la phase de groupes pour la deuxième fois de leur histoire dans un Mondial.
«La Suisse est une très bonne équipe, une sélection expérimentée qui participe régulièrement aux grandes compétitions européennes et mondiales. Je sais parfaitement quelle est sa philosophie de jeu», a-t-il poursuivi.
Avec Petkovic, la Nati avait atteint les huitièmes de finale de l’Euro-2016 et du Mondial-2018, avant de réaliser l’exploit d’éliminer la France de Didier Deschamps et Kylian Mbappé lors de l’Euro-2020 où elle s’était hissée jusqu’en quarts, battue par l’Espagne aux tirs au but.
Mais l’histoire du technicien avec la Suisse remonte à plus longtemps encore, lorsqu’en 1987, le milieu de terrain, yougoslave à l’époque, y est venu monnayer ses talents, avant d’y fourbir ses premières armes d’entraîneur dix ans plus tard. Il y a obtenu la nationalité, pour enfin, après un passage à la Lazio Rome (2012-2014), prendre en main l’équipe nationale.
En sept ans et 78 rencontres dirigées, Petkovic est devenu le sélectionneur resté le plus longtemps à son poste de l’histoire de la sélection suisse.
Un passage aussi éphémère que manqué aux Girondins de Bordeaux, une pause et le Bosnien a pris, en février 2024, les rênes des Fennecs algériens qu’il a qualifiés à la Coupe du monde américaine, eux qui n’avaient pas participé aux éditions 2018 et 2022.
Quelques mois avant le début de la compétition, malgré la déception d’une élimination en quarts de finale de la CAN au Maroc face au Nigeria (2-0), la Fédération algérienne, à la recherche de stabilité, a prolongé son contrat jusqu’en juillet 2028, en récompense de «résultats remarquables depuis sa prise de fonction».
Avec Petkovic, l’Algérie, bien aidée par le nouveau format de la Coupe du monde à 48 nations, s’est donc qualifiée pour la deuxième fois de son histoire pour la phase des matchs à élimination directe d’un Mondial, après 2014.
Au Brésil, elle avait été éliminée par l’Allemagne, future vainqueur du tournoi en huitième de finale (2-1, a.p.).
Guidés par l’expérimenté Riyad Mahrez, 35 ans, qui encadre la pépite Ibrahim Maza et l’ancien Lyonnais Houssem Aouar, les Fennecs ont désormais l’occasion de remporter leur premier match couperet.