Rivaldo veut soigner son image

Rivaldo, milieu de terrain offensif du Brésil, adversaire de la Belgique en 8e de finale du mondial-2002 de football, doit profiter des matches à élimination directe pour redevenir ce gaucher hors pair et décoller son étiquette de «simulateur » collée depuis Brésil-Turquie (2-1).
A la fin du match remporté par le Brésil, Rivaldo avait feint une douleur excessive après avoir été frappé par un ballon expédié violemment, alors que le jeu était arrêté, dans sa direction par le Turc Hakan Unsal. ce dernier avait été exclu. Le Brésilien avait reconnu après la rencontre avoir «exagéré l’importance du geste pour que le joueur soit exclu». La fédération internationale lui a infligé une amende de 11.500 francs suisses (moins de 8000 euros) pour simulation.
Cette image de tricheur au rabais s’inscrit dans le droit fil des mauvais penchants du «ballon d’or 1999» : individualiste, peu enclin à suer sang et eau à l’entraînement ou à se plier aux schémas tactiques.
Les différents entraîneurs qu’il a croisé au cours de sa carrière ont également fait connaissance avec son mauvais caractère. Et même son histoire avec les «auriverde» (62 sélections avant la Belgique, 31 buts) a connu des hauts et des bas depuis sa première sélection le 16 décembre 1993 contre le Mexique.
Rivaldo Victor Borba Ferreira, de son vrai nom, a ainsi été ignoré pour la coupe du monde aux Etats-Unis en 1994 et pour la Copa America en 1995. puis, après les jeux d’Atlanta (1996), il a rongé son frein jusqu’en décembre 1997 pour réintégrer la Seleçao.
L’actuel sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari est un des rares à l’avoir défendu dans l’affaire de Brésil-Turquie. Le meilleur moyen que Rivaldo, 30 ans (1,86 m, 75 kg), ait de le remercier est de montrer son meilleur visage. Celui du gaucher pétri de talent formé au football des rues du côté de Recife et au club local de Paulista, devenu l’auteur de 11 buts en 19 rencontres sous le maillot des prestigieux Corinthians en 1993.
L’autre Rivaldo peut aussi prendre l’apparence de la machine à marquer qu’il fut en Espagne à la Corogne (1996-97) avec 21 buts lors de sa première saison, dont quelques coup-francs d’anthologie, et 55 buts en trois ans sous le maillot de Barcelone. Il avait été transféré chez les « blaugrana» pour 24 millions d’euros, afin de remplacer une autre étoile brésilienne, Ronaldo, parti pour l’Inter Milan.
Maintenant que les choses sérieuses commencent, Rivaldo doit prouver que son pied gauche vaut vraiment de l’or, après s’être frotté dans le groupe C aux modestes équipes de Chine, Costa Rica et Turquie.

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