ALM : Le bureau fédéral a décidé de geler votre activité au sein du groupe qui va bénéficier du programme de préparation aux JO de Londres. Que répondez-vous ?
Sara El Bekri : C’est une sanction illégale car aucun conseil de discipline ne m’a entendue.
J’ai certes eu des différends avec la Fédération royale marocaine de natation dans le passé, différends dont j’ai été la première à pâtir.
Pourtant, j’ai témoigné aux responsables de ma volonté de repartir sur des bases saines pour une nouvelle olympiade. Cette décision est l’expression d’un règlement de compte. Je me vois, encore une fois, empêchée de représenter mon pays. J’en suis sincèrement désolée.
Vous avez refusé de rejoindre l’équipe nationale au championnat d’Afrique en décembre. Quelle en est la raison ?
Je n’ai jamais refusé de rejoindre la sélection nationale. C’est la FRMN qui a refusé de me communiquer la liste des compétitions auxquelles elle comptait m’engager. Pourtant, je lui ai écrit dès le mois de septembre pour pouvoir arrêter mon planning universitaire et sportif. La FRMN a refusé d’entrer en contact avec mon club à Lyon pour lui demander de me libérer.
Ce club lui a envoyé un courrier où il explique qu’il prend entièrement en charge mon stage en vue de la préparation des championnats de France. Elle a également refusé de me verser le montant correspondant aux frais engagés pour la préparation des Jeux arabes, du Championnat du monde et des JO. Elle a même refusé de me verser la subvention qui m’a été allouée par le CNOM. Pourtant, elle a maintes fois promis de régulariser ma situation. La FRMN m’a contactée fin octobre, un mois avant le championnat d’Afrique, après que d’autres nageurs ont décliné son invitation.
Elle reçoit mes mails où j’explique toutes les raisons m’empêchant d’y participer. Et pourtant, j’ai été sanctionnée alors que d’autres, des amis, ont été excusés. Je n’ai appris sa décision de geler mes activités que par le biais de la presse et la lecture de ses rapports sur son site.
On laisse entendre qu’il y a un bras de fer entre vous et quelques éléments de la FRMN. Comment se présente aujourd’hui cette relation ?
Mes problèmes avec certains éléments remontent à 1999. Mais la FRMN n’a à aucun moment, joué son rôle d’arbitre. J’ai été écartée de la sélection pendant six ans, alors que mes chronos me permettaient d’offrir des médailles à mon pays.
Après d’importantes prestations réalisées au championnat de France. Est-ce que Sara pensera nager sous les couleurs d’un autre pays ?
Représenter le Maroc est un immense honneur pour n’importe quel athlète marocain. Malgré les différents problèmes pendant ces longues années, je n’ai pas hésité une seconde à participer aux compétitions continentales ou mondiales depuis septembre 2OO6.
Mais, il y a une limite à tout.









