970x250

Tibu Africa annonce l’organisation de la «Girls CAN initiative»

Tibu Africa annonce l’organisation de la «Girls CAN initiative»

En partenariat avec le ministère de l’éducation nationale

Fidèle à son engagement pour l’émancipation des filles et des femmes à travers le football, l’ONG Tibu Africa a annoncé, mardi à Casablanca, l’organisation de la «Girls CAN initiative».
Portée en partenariat avec le ministère de l’éducation nationale, du préscolaire et des sports, cette initiative démarre le 6 mars, avec pour but de lancer et d’accompagner le débat sur la promotion du sport comme véritable moyen d’équité et d’autonomisation.
Ce projet s’inscrit dans un cadre international qui fait de l’équité des genres l’un des 17 objectifs de développement durable tels qu’ils sont cités dans l’agenda 2030 et stratégique qui répond à la vision stratégique de l’ONG Tibu Africa, celle de devenir la locomotive du développement par le sport en Afrique à l’horizon 2030 et qui fait du sport un vrai moteur de changement dans des environnements complexes, notamment en matière d’équité et de genre.
La Girls CAN Initiative va cibler en premier lieu les filles en situation d’abandon scolaire et les jeunes filles en situation de NEET (sans emploi, études ou formation) issues principalement des zones défavorisées.

Tibu Africa a choisi 12 quartiers défavorisés de Casablanca. Chaque quartier représentera un pays africain participant à la Coupe d’Afrique féminine de football. Chaque équipe de quartier sera composée de 20 jeunes filles bénéficiaires, soit un total de 240 filles : 3 bénéficiaires âgées entre 20 et 25 ans qui seront formées pour devenir animatrices sport-santé pour un total de 36 et 17 bénéficiaires par quartier âgées de 14 à 17 ans seront des joueuses de football, soit un total de 204.
A partir du 6 avril, à l’occasion de la journée mondiale du sport pour le développement et la paix, un boot camp de 45 jours sera organisé en faveur des 36 animatrices sport-santé qui seront formées aux compétences d’animation de football, aux compétences techniques, comportementales et entrepreneuriales.
Il est également prévu dans le cadre du projet de faire appel à des femmes coachs et joueuses des Etats-Unis, des Pays-Bas, du Danemark et du Maroc pour donner un modèle à travers lequel les bénéficiaires peuvent s’identifier.
S’exprimant lors d’une conférence de presse à l’occasion de l’annonce de cette initiative, Mohamed Amine Zariat, Ashoka Fellow et président de l’ONG Tibu Africa, a déclaré que l’objectif de cette initiative est de permettre aux filles de profiter de manière équitable du plein potentiel que peut apporter le sport en matière de leadership, d’émancipation et de réussite éducative et professionnelle.

Il a, en outre, relevé que l’intégration de la dimension du genre dans les programmes du sport et développement est une étape importante pour parvenir à un développement large et inclusif.
«Le Maroc, à l’image de tous les pays africains, dispose d’un capital humain exceptionnel, le sport à son tour peut être un outil puissant pour apporter une contribution positive à la société et aux défis auxquels nous faisons face chaque jour», a fait valoir M. Zariat.
Pour sa part, la directrice provinciale de l’éducation nationale, du préscolaire et des sports des arrondissements de Casa-Anfa, Bouchra Aarif, a indiqué que «Girls CAN initiative» représente une approche innovante déployée pour faire du sport un levier d’éducation et d’inclusion socioéconomique.
«Le sport constitue un levier essentiel non seulement pour l’éducation mais aussi pour la personnalité des élèves», a-t-elle affirmé, notant qu’il a un impact significatif sur les relations parents-élèves, les élèves, ainsi que leur entourage.

Evoquant les projets stratégiques de la loi-cadre 51-17 relative au système éducatif, Mme Aarif a souligné que le partenariat avec Tibu Africa contribue à la réalisation de la réforme souhaitée par le ministère et au développement du système éducatif marocain.
Cette conférence a été rehaussée par la présence de plusieurs acteurs de l’écosystème, des chefs des missions diplomatiques, fédérations internationales, des représentants des Agences des Nations Unies, des acteurs du secteur privé, experts, médias, chercheurs et représentants de la société civile.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.