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Une immersion sauvage au cœur des montagnes de l’Atlas

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Course
La province d’Azilal s’apprête à vibrer au rythme de la prochaine édition de l’Atlas SwimRun, programmée le 12 septembre. Cet événement majeur propose deux formats de course au cœur du site de Bin El Ouidane attirant aussi bien les spécialistes du binôme que les amateurs de défis en solo.

Le 12 septembre 2026, les eaux cristallines et les sentiers escarpés de Bin El Ouidane, dans la province d’Azilal, accueilleront la nouvelle édition de l’Atlas SwimRun. Cet événement hors norme, qui combine trail running et natation en eau libre sans transition de matériel, s’impose désormais comme le rendez-vous incontournable des passionnés d’endurance au Maroc. Entre performance sportive et immersion sauvage, plongée au cœur d’une aventure humaine et physique unique.

Une discipline d’origine scandinave au cœur du Maroc
Né en Suède sous le nom de « Ötillö » (d’île en île), le swimrun a conquis la planète sport en bousculant les codes du triathlon traditionnel. Contrairement à ce dernier, le swimrun ne s’embarrasse pas de zones de transition complexes ni de changements de tenue. Les athlètes courent avec leurs combinaisons de néoprène et nagent avec leurs chaussures de trail aux pieds.
En important ce concept dans le décor majestueux du lac de Bin El Ouidane, les organisateurs ont créé un pont parfait entre la rigueur de la discipline et la beauté brute des paysages marocains.
À plus de 800 mètres d’altitude, l’Atlas SwimRun offre un terrain de jeu exigeant où la gestion de l’effort, les changements thermiques et la technicité des sentiers mettent les organismes à rude épreuve.

Le tracé de Bin El Ouidane : Un paradis pour les aventuriers
Le choix du site ne doit rien au hasard. Véritable joyau de la province d’Azilal, le lac de Bin El Ouidane offre un contraste saisissant entre ses eaux turquoises et la roche ocre des montagnes de l’Atlas.
Pour cette nouvelle édition, les parcours alterneront entre des sections de natation dans une eau calme mais perturbée par les courants montagnards, exigeant une excellente navigation à vue et des portions de trail rustiques, caractérisées par des dénivelés secs, des chemins caillouteux et des lignes de crête offrant des panoramas à couper le souffle.
La grande difficulté de l’exercice réside dans l’alternance thermique et musculaire. Passer d’une natation intensive où les bras sont sollicités à une course immédiate demande une adaptabilité physiologique hors du commun.

Deux formats pour deux visions de l’effort
L’organisation a structuré l’événement autour de deux formats principaux, permettant d’attirer aussi bien les spécialistes mondiaux que les amateurs de défis locaux.
A commencer par l’épreuve Découverte (Solo), conçue pour les athlètes souhaitant s’initier à la discipline ou tester leur vitesse. Ce format individuel met l’accent sur l’agilité et la gestion personnelle du rythme.
Quant à l’épreuve Expérience, fidèle à l’esprit originel du swimrun, elle se dispute par équipe de deux. Les partenaires doivent constamment rester à proximité l’un de l’autre. Ici, la stratégie, l’entraide face aux crampes et la cohésion mentale sont les clés de la ligne d’arrivée.

Un impact éco-responsable et touristique fort
Au-delà de l’aspect purement compétitif, l’Atlas SwimRun s’inscrit dans une démarche de tourisme durable. L’organisation impose des règles strictes concernant le respect de l’environnement avec interdiction absolue de jeter le moindre déchet sous peine de disqualification immédiate et utilisation exclusive de gobelets réutilisables.
Pour la province d’Azilal, cet événement représente une vitrine exceptionnelle. Il attire des centaines de participants, d’accompagnateurs et de spectateurs nationaux et internationaux, dynamisant l’économie locale, de l’hôtellerie aux guides de montagne.
À moins de deux mois du coup d’envoi, la pression monte pour les inscrits. Les séances d’entraînement s’intensifient, combinant la maîtrise des plaquettes de natation, l’usage du pull-buoy pour stabiliser les jambes en eau et les sorties longues en course à pied. Le 12 septembre prochain, l’Atlas s’apprête à livrer un verdict gravé dans la roche et l’eau pure.