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Bachar Kouatly : «Je crois profondément aux vertus éducatives du jeu d’échecs»

Bachar Kouatly : «Je crois profondément  aux vertus éducatives  du jeu  d’échecs»

Entretien avec Bachar Kouatly : Président délégué de la Fédération internationale des échecs

Le coup d’envoi de la première édition du Casablanca Chess Week a été donné lundi dernier au siège de la Bourse de Casablanca. Placée sous le thème «Le jeu à la portée de tous les Casablancais», cette manifestation tend à familiariser un maximum de Casablancais avec ce jeu, notamment les étudiants, les écoliers et seniors et ce en dépit de leur niveau (débutants, amateurs, professionnels et joueurs d’élite). Pas moins de 17 événements ont été programmés dans les différentes artères de la métropole, notamment au niveau de Casa Anfa, Sidi Moumen, Ben Msik, Ain Sebaâ, Hay Hassani et Dar Bouazza. ALM a rencontré en marge de cet événement Bachar Kouatly, président délégué de la Fédération internationale des échecs (FIDE) qui partage sa vision du jeu d’échecs ainsi que ses enjeux.

ALM : Quel a été le déclic pour entrer dans la ronde du jeu d’échecs ?
Bachar Kouatly : Les valeurs du jeu d’échecs sont exceptionnelles. Il permet une meilleure concentration, l’anticipation, le rapport avec l’autre, qui lui a d’autres idées. Le jeu d’échecs, c’est aussi le respect qui est primordial car comme le disait si bien Nelson Mandela : je gagne ou j’apprends ! Pour, moi le déclic s’est fait au collège suite au match de Fischer Spassky, il y a 50 ans. J’ai tout de suite accroché et 2 ans plus tard, à 17 ans qui était considéré comme un âge très jeune à l’époque en 1975, je devenais Maître International. Puis, en 1989, je devenais le 1er Grand Maître arabophone et francophone ! Sur le plan universitaire, j’ai suivi un cursus classique en sciences politiques et en économie de l’énergie.

Est-ce que vous imaginez un jour vous éloigner des «cases» ?
Vous savez, je n’ai jamais été totalement immergé parce que j’ai toujours eu d’autres centres d’intérêt ! Néanmoins, je suis toujours fortement engagé pour transmettre et promouvoir cette discipline universelle aux multiples bienfaits.

Quels sont les enjeux socio-économiques que peut créer cette discipline ?
Les enjeux socio-économiques du jeu d’échecs sont nombreux. Le monde entier est à la recherche permanente d’outils d’éveil et de développement pour nos enfants. Pour ma part, je crois profondément aux vertus éducatives du jeu afin d’obtenir des «Champions de la Vie», comme le disait si bien Monsieur Abdelmoumen Talib, directeur de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation (AREF) de la région de Casablanca-Settat. En effet, lorsque des enfants apprennent en jouant, ils font des progrès qui sont très mesurables.

Quel objectif attendez-vous de la tenue de la 1ère édition du Casablanca Chess Week (CCW) ?
Grâce à la Bourse de Casablanca, à Casa Events & Animation, à Son Excellence M. le wali de Casablanca, Casablanca Chess Week a brillamment réussi à mettre sous les feux de la rampe une discipline prestigieuse et parfois encore méconnue. Si le résultat de cette semaine permet l’apprentissage et le développement en faveur des matières scientifiques, nous aurons atteint de nobles objectifs. L’enjeu social est très important aussi ! Nous le savions déjà et nous l’avons constaté de manière concrète en visitant le Complexe Social Oum Kelthoum. Ce dernier accomplit un travail remarquable en venant en aide aux femmes et aux enfants dans des environnements et des conditions difficiles. Y introduire le jeu d’échecs est indéniablement un plus. Et qui sait, peut-être que de ces enfants et ces jeunes un grand champion comme Hicham Hamdouchi émergera !

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