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Les premiers jalons d’un système d’aides directes ciblées sont en train d’être posés, à savoir le Registre national de la population et, surtout, le Registre social unifié.

Ce sont là les deux outils indispensables à la mise en œuvre à l’avenir d’un dispositif d’aides directes efficace, c’est-à-dire bénéficiant aux catégories de la population qui en ont véritablement besoin. Car le système de la subvention «anonyme» et aveugle, indexé sur le produit au lieu de la personne, a montré depuis longtemps ses limites. L’insoutenabilité économique d’un tel système est encore plus exacerbée avec une conjoncture, semblable à celle d’aujourd’hui, marquée par les flambées de cours mondiaux et la pression sur les finances publiques. Il n’est pas besoin de faire des benchmarks à l’international pour établir l’efficience sociale et économique de l’intervention directe et ciblée. Une expérience authentiquement marocaine est là pour en attester : l’INDH. Entre 2005 et 2018, les phases I et II de ce programme ont permis la réalisation de très nombreuses avancées sociales pour des millions de ménages en matière de santé, d’éducation, de désenclavement, d’apprentissage, d’accès aux services de base et bien d’autres améliorations notables de la vie quotidienne. Tout cela a été fait avec un budget de 28 milliards DH. C’est autant que ce que l’État consacrera en 2023 pour la Caisse de compensation, à savoir 26 milliards DH, et qui pourraient être rallongés en cours de route. La comparaison est vite faite…