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SM le Roi Mohammed VI, l’initiateur de la stratégie africaine

© D.R

Nul doute que le rôle déterminant dans la promotion d’une plus grande collaboration Sud-Sud et dans la manière dont les entreprises marocaines perçoivent l’Afrique est SM le Roi Mohammed VI.

Depuis son accession au Trône en 1999, le Souverain a activement défendu une stratégie africaine, tant sur le plan diplomatique qu’économique, effectuant de nombreuses visites à travers le continent. En 2014, lors d’un discours célèbre prononcé à Abidjan à l’occasion de l’ouverture d’un forum économique entre le Maroc et la Côte d’Ivoire, SM le Roi Mohammed VI avait ainsi déclaré : «La crédibilité veut que les richesses de notre continent bénéficient, en premier lieu, aux peuples africains. Cela suppose que la coopération Sud-Sud soit au cœur de leurs partenariats économiques». On voit bien le nombre croissant de sociétés marocaines gagnant en maturité et en capacité d’expansion internationale. Par conséquent les investissements marocains en Afrique ont toutes les chances de monter en puissance dans un futur proche.
Les experts sont unanimes sur le fait que les entreprises marocaines ont acquis une expertise dans un certain nombre de secteurs. Elles peuvent partager leurs bonnes pratiques et contribuer à accroître la productivité dans la région. Ces entreprises ont également développé un goût du risque, une agilité et une résilience dans des environnements difficiles. Elles se sont désormais positionnées en tant qu’investisseurs à long terme en Afrique.
Dans le même temps, certains acteurs africains commencent eux aussi à s’intéresser aux opportunités d’investissement dans le Royaume. En 2018, par exemple, le groupe de services financiers sud-africain Sanlam a acquis une participation majoritaire dans la compagnie d’assurance marocaine Saham Finances, devenant ainsi le plus grand assureur du continent.
Il est évident que la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a le potentiel de renforcer les liens entre le Maroc et l’Afrique. Selon la Banque mondiale, les exportations marocaines vers l’Afrique subsaharienne ne représentaient que 6 % des exportations totales du Royaume en 2021. Cela sachant que la ZLECAf a été créée en 2018 dans le but de constituer un marché continental unique pour 1,3 milliard d’Africains. C’est la plus grande zone de libre-échange au monde par le nombre de pays qui y participent.
Par ailleurs l’industrie automobile marocaine est bien placée pour servir de catalyseur au développement d’industries dans divers pays d’Afrique, comme celle du caoutchouc naturel au Ghana et en Côte d’Ivoire ou du lithium en République démocratique du Congo. Ainsi la ZLECAf offre au continent l’occasion de renforcer la complémentarité de ses chaînes de valeur selon les experts, pour qui des pays comme le Maroc, qui ont déjà relié leurs chaînes de valeur à l’économie mondiale, peuvent jouer un rôle moteur en la matière.

Une vision et des initiatives
La Vision de SM le Roi Mohammed VI pour les partenariats et le développement en Afrique et les Initiatives Royales pour le continent ont été mises en avant, en novembre dernier à Sotchi, par le ministre des affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, lors de la 1ère Conférence ministérielle du Forum de Partenariat Russie-Afrique.
«Les trois grandes Initiatives Royales, relatives au Processus de Rabat sur les Pays Africains Atlantiques, à l’Initiative pour faciliter l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique, et l’Initiative du Gazoduc Nigeria-Maroc, avancent; et avancent très bien», a déclaré M. Bourita.
Il a souligné que ces Initiatives illustrent «par les faits, l’appel que Sa Majesté le Roi n’a eu de cesse de lancer, pour un changement d’approche de la part des partenaires traditionnels envers le continent africain». Et c’est bien le Souverain qui a dit au monde que l’Afrique a moins besoin d’assistance, et davantage de partenariats mutuellement bénéfiques.
L’engagement continu et constant du Maroc en faveur de l’Afrique a, ainsi, été réaffirmé à Sotchi par M. Bourita, tout en jetant la lumière sur la politique africaine du Souverain, qui reste exceptionnelle en son genre. Elle est principalement motivée par des considérations de développement du continent africain, avec une approche centrée sur l’humain, tournée vers des solutions africaines aux défis locaux et soutenue par une coopération Sud-Sud active, solidaire et efficace.
En droite ligne de la Vision Royale, le ministre a souligné que «ce dont l’Afrique a réellement besoin, ce sont des projets structurants de développement humain et social». Autrement dit, le meilleur partenaire de l’Afrique est celui qui saura mieux que les autres accompagner son élan, compléter ses lacunes et démultiplier son potentiel. Le Maroc a eu, de tout temps, des liens étroits et profonds avec les pays du Sud, notamment ceux d’Afrique subsaharienne. Au gré de son ouverture sur le monde, le Maroc a établi des relations de coopération avec les pays du continent dans divers secteurs, en l’occurrence les secteurs clés, qui constituent le pivot de cette coopération tels que le commerce, la pêche, le transport, l’agriculture, la formation et la santé.
Le Maroc s’est fait, par conséquent, le devoir d’intégrer dans sa politique étrangère la défense des causes africaines. Il s’est également engagé à répondre aux attentes légitimes des peuples du continent à un développement qui répond à leurs attentes et aspirations.
Les préoccupations africaines du Maroc se sont traduites dans les faits, dès les premières années de son indépendance, par l’organisation, en 1960, de la Conférence de Casablanca sous l’égide de feu SM Mohammed V, et qui a pu réunir les principaux leaders africains. Ces démarches ont été couronnées de grands succès et ont débouché sur la création, en 1962 à Addis-Abeba, de l’ex-Organisation de l’Unité Africaine (OUA). Depuis bien des décennies, le Maroc a renforcé sa place sur le continent, en entretenant des relations politiques exemplaires avec la plupart des pays et en menant une coopération Sud-Sud solidaire et agissante. Le Souverain a ainsi multiplié les déplacements dans plusieurs pays africains, en introduisant dans la coopération du Maroc avec les pays africains, un nouvel aspect, celui de la coopération en matière de développement humain, en plus de la coopération sectorielle visant plusieurs domaines.

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