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Urgences et priorités

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Les débats vont pouvoir commencer au Parlement sur le projet de loi de Finances 2023. L’exercice budgétaire est, à la base, volumineux au vu de la masse de données et de détails que les parlementaires, en interaction avec le gouvernement, doivent examiner, questionner pour réajuster ou valider le tout en quelques semaines. Pour cette année 2023, la tâche se trouve davantage complexifiée à cause des paramètres conjoncturels et des priorités qui sont nombreuses. Cela suppose qu’à un moment du process, élus et ministres s’accordent sur des principes méthodologiques dont le plus important est celui de la hiérarchisation des priorités. Pour ce faire, il sera nécessaire de partir sur un postulat de base important, à savoir qu’une loi de Finances, quel que soit le niveau des ressources et fonds mobilisés, ne peut pas apporter des solutions à tous les problèmes. Les syndicats sont dans leur rôle de demander la prise en compte chiffrée de leurs doléances. Le patronat, de son côté, vient de mettre sur la table une longue liste de mesures qu’il estime urgentes à programmer dans la loi de Finances. D’un autre côté, les réformes lourdes nécessiteront des budgets encore plus volumineux dans la santé, l’éducation, les retraites… sans oublier les menaces conjoncturelles qui se profilent et qui pourront mettre à rude épreuve les finances publiques comme la sécheresse, le stress hydrique, l’inflation, la flambée des prix… Entre urgences et priorités, il faudra arbitrer…