«Al Ayam» et «Al Bidaoui» poursuivis en justice

Le parquet de Casablanca a inculpé jeudi le directeur et une journaliste de l’hebdomadaire arabophone «Al Ayam», qui avait publié un dossier sur l’histoire du harem royal, a indiqué à l’AFP la rédaction de ce journal. Le procès du directeur Noureddine Miftah et de la journaliste Meriem Moukrim, auteur de deux articles du dossier, a été fixé au 23 janvier à Casablanca. Ils sont poursuivis pour "diffusion de fausses informations" et de "publication de photos de membres de la Famille royale sans autorisation", indique un communiqué d’«Al Ayam».
Le dossier d’«Al Ayam» constitue "une violation de la loi eu égard à ce qu’il a contenu de faits considérés comme des délits, conformément aux dispositions du code de la presse et du code pénal", avait affirmé le procureur de Casablanca. Par ailleurs, Abderrahim Ariri, directeur de l’hebdomadaire «Al Bidaoui», a indiqué dans un communiqué qu’il a été convoqué jeudi par la police judiciaire à Casablanca au sujet de la Une d’un numéro de son journal. Cette Une comportait une expression jugée trop triviale par l’imprimeur, qui a refusé de l’imprimer. Mais entre-temps, l’hebdomadaire «Al Michaâl» avait repris le titre incriminé dans une information sur le refus d’imprimer signifié à son confrère. Le procureur de Casablanca avait alors ordonné, le 15 décembre, une enquête judiciaire sur le directeur d’«Al Michaâl», Driss Chahtane, pour "atteinte à l’Islam et à la patrie".

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *