Improvisation

Que doivent faire les parents lorsqu’ils détectent des symptômes grippaux chez leurs enfants? Avant l’apparition de la grippe A/H1N1, la réponse à cette question était très facile. Généralement, l’enfant est gardé à la maison où il est traité avec les médicaments habituels : du paracétamol pour baisser la fièvre et un sirop pour la toux. On pousse l’enfant à prendre du jus et de l’eau pour éviter la déshydratation. Et si la situation paraît plus compliquée, on emmène l’enfant chez le médecin de la famille.
Aujourd’hui, les choses ne sont plus claires. Tout est compliqué. Et la responsabilité incombe, malheureusement, aux responsables de la gestion du dossier de la grippe A dans ses deux aspects essentiels : l’éducation et la santé.
Côté, santé, il y a un climat de désordre total. Selon une décision du ministère de la Santé, si votre enfant est atteint de grippe, vous ne pouvez pas l’emmener chez son pédiatre. On vous oblige à l’emmener à un centre de santé des services publics. À première vue, c’est une décision qui a pour objectif de recenser et prendre en charge sérieusement le traitement des cas de grippe notamment en faisant des analyses qui permettent de faire la distinction entre la grippe saisonnière et l’autre. Or, ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Car, lesdits centres de santé ne font que prescrire les médicaments usuels tout en demandant aux parents de contrôler la température de l’enfant et de revenir chercher une ordonnance pour le Tamiflu si la situation ne s’améliore pas. C’est tout. Pas d’analyses, pas de mesures particulières. Pourquoi alors obliger les parents à aller faire la queue dans un hôpital public alors qu’ils peuvent se diriger vers leur médecin habituel ?
Pour l’éducation, c’est le flou total. Des écoles sont fermées. D’autres ne le sont pas malgré la détection de plusieurs cas. Un directeur d’école à Casablanca se permet d’interdire l’usage par les enfants de masques. Un autre renvoie les enfants enrhumés chez eux sans en aviser les autorités compétentes pour éviter la fermeture, etc. Et, ce qui est pire, aucun dispositif réglementaire n’a été mis en place pour garantir aux enfants qui sont obligés de rester chez eux un soutien pour rattraper les cours qu’ils auront ratés. En France, tout un système a été mis en place. Chez nous, rien. Les enfants devront compter sur la solidarité de leurs camarades.

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