Lakhouaja dilué

Lakhouaja dilué

Le tribunal de commerce d’Agadir a finalement statué sur la requête d’augmentation du capital de la société propriétaire de l’hôtel Palais des Roses (PRI) d’Agadir.
Le jugé a décidé lundi 31 mai d’accéder à cette demande introduite par Cheikh Saleh Abdallah Kamel, l’ex-associé de Azeddine Lakhouaja dans cet établissement hôtelier qui a tourné en entreprise sujette à caution sur plusieurs aspects.
Fort de ce jugement, le plaignant va convoquer une assemblée générale avec comme seul point à l’ordre du jour l’augmentation du capital de la société Palais des Roses International à hauteur de 70.000 actions, soit quelque 7 millions de dollars ( 70 millions de Dhs). Du coup, M. Lakhouja qui détenait jusqu’ici 49% des participations ( que le Cheikh a payées à sa place sans jamais le rembourser) se retrouvera minoritaire.
Ce n’est pas fini pour M. Lakhouja qui a vu s’évaporer tous ses espoirs de faire enliser le litige grâce à l’obtention du redressement judiciaire, dernière manoeuvre en date qui lui aurait permis de gagner encore du temps. Le tribunal de commerce d’Agadir, qui a mis fin à ses subterfuges en soutenant la démarche de Cheikh Saleh pour l’augmentation du capital, devra par ailleurs se prononcer mercredi prochain sur une autre demande déposée par le président du groupe Dallah Al Baraka relative à l’expertise des comptes de la société PRI. Comme Azeddine Lakhouaja s’est entêté à refuser de soumettre à son ex-partenaire la situation comptable et financière exacte de l’hôtel de la discorde, le cheikh s’est tourné vers la justice pour arracher ce droit d’inventaire. Selon une source proche du dossier, la mission d’audit s’attachera à déterminer avec exactitude trois choses : le coût du projet y compris celui du complexe de thalassothérapie, les dettes des banques et la manière dont l’ensemble a été géré. Des mûres et pas vertes risquent d’être découvertes . En effet, l’homme d’affaires saoudien soupçonne son ex-associé non seulement d’avoir mal géré les fonds dédiés à la construction de l’hôtel mais aussi d’avoir organisé le détournement d’une partie de l’argent.
Entre 2001 et 2002, deux documents montrent que M. Lakhouaja a organisé de manière frauduleuse le transfert sur le compte d’une de ses sociétés à l’étranger du nom de Delta Overseas la coquette somme de 15 millions de Dhs en devises. Une plainte en pénal est en cours de préparation contre l’intéressé. L’affaire Lakhouaja ne fait que commencer.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *