Méditerranée : une politique sécuritaire efficace

Une politique sécuritaire méditerranéenne efficace doit se faire sur la base d’une approche «multidimensionnelle» qui prend en considération les aspects sécuritaires et une approche du développement intégré, a affirmé, lundi à Rabat, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Youssef Amrani. Le Maroc conçoit la sécurité régionale et internationale comme étant un «ensemble de mesures gouvernementales et intergouvernementales conduisant, in fine, à la sécurité individuelle et humaine», a indiqué M. Amrani, qui s’exprimait lors de l’ouverture du séminaire sur «Le dialogue méditerranéen et le nouveau concept stratégique de l’OTAN : Saisir le momentum pour un dialogue redynamisé et renforcé». Cette conception ne se limite guère à une approche sécuritaire, mais elle englobe des actions «gravitant autour d’une stratégie globale intégrée, concertée et multidimensionnelle» pour traiter l’ensemble des menaces qui pèsent sur la région méditerranéenne, a-t-il souligné. Il a rappelé, à cet égard, les actions entreprises par le Maroc au niveau socio-économique, culturel et politique, particulièrement des droits de l’Homme en vue d’assurer la sécurité et la prospérité des citoyens, citant notamment l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) et la régionalisation avancée.  M. Amrani a souligné l’importance du Dialogue méditerranéen dans le renforcement de la compréhension réciproque et de la consolidation de la confiance mutuelle entre l’OTAN et les pays du Sud surtout que la stabilité régionale et internationale est menacée par les dangers que représentent la piraterie, le trafic de drogues et le trafic des êtres humains. Il a indiqué, dans ce sens, que le Maroc réaffirme son engagement à contribuer à la nouvelle réflexion sur le nouveau concept stratégique de l’OTAN. Le partenariat entre l’OTAN et les pays du Dialogue méditerranéen doit élargir les sujets d’intérêt pour englober les risques sécuritaires et non sécuritaires, s’élargir aux régions avoisinant le bassin méditerranéen, notamment à la région du Sahel et à la façade atlantique compte tenu de sa situation précaire, et viser une plus grande implication des pays du Dialogue dans le processus décisionnel de l’alliance, a-t-il ajouté.

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